La tension monte autour de la kermesse Kokiza Tayokodo, organisée par l’AJUMEDPHAR, après de graves accusations portées par plusieurs artistes musiciens œuvrant dans le territoire de Watsa. Ces derniers dénoncent un manque de transparence dans la gestion de l’événement, qu’ils qualifient d’« escroquerie », et menacent de traduire l’organisateur en justice si la situation ne se clarifie pas rapidement.
Selon ces artistes, les engagements pris avant le lancement de la kermesse, notamment en ce qui concerne la rémunération, les conditions de prestation et la gestion des recettes, n’auraient pas été respectés. Ils affirment n’avoir reçu aucune information claire sur les fonds générés par l’événement, malgré leurs nombreuses prestations destinées à attirer le public.
« Nous avons joué, mobilisé nos fans et contribué à la réussite de cette kermesse, mais jusqu’à présent, nos droits ne sont pas respectés. On ne nous dit rien sur l’argent récolté », déplore un musicien ayant requis l’anonymat.
Face à cette situation, les artistes disent se sentir lésés et manipulés, estimant que l’organisation manque de bonne foi. Certains parlent même d’une escroquerie morale et financière, accusant l’AJUMEDPHAR de profiter de leur notoriété sans contrepartie équitable.
Plus grave encore, les musiciens n’excluent pas de boycotter la suite de la kermesse Kokiza Tayokodo si aucune solution n’est trouvée. Ils conditionnent leur maintien dans l’événement au respect strict de leurs droits et à la mise en place d’un cadre transparent de gestion.
Si rien ne change, nous allons quitter cet événement et saisir la justice. Nous demandons simplement le respect et la transparence », avertit un autre artiste.
Pour l’instant, l’AJUMEDPHAR n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations. Les artistes appellent l’organisateur à ouvrir un dialogue franc afin d’éviter une crise majeure qui pourrait ternir l’image de la kermesse et impacter négativement la promotion de la culture locale.
L’évolution de cette affaire sera suivie de près par le public de Watsa, alors que la kermesse Kokiza Tayokodo était censée être un moment de fête, de culture et de cohésion sociale.
*Timothée Tamino*


