Le gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a officiellement pris position dans le débat sur le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Lors d’un point de presse tenu le mardi 2 juin à Isiro, chef-lieu de la province, il a défendu l’idée d’un changement constitutionnel en s’appuyant sur les dispositions prévues par la loi fondamentale elle-même.
« La Constitution a elle-même prévu le mécanisme de sa révision ou Changement. Pourquoi cela poserait-il problème aujourd’hui ? Elle a été révisée en 2011. Pourquoi ce qui était normal hier deviendrait-il un problème aujourd’hui ? Quand d’autres l’ont fait, cela ne dérangeait personne, mais lorsque Félix Tshisekedi veut le faire, cela devient un sujet de controverse. Cette Constitution a été rédigée par les belligérants. Moi, je dis oui à son changement », a déclaré Jean Bakomito.
Cette prise de parole constitue la première déclaration officielle du chef de l’exécutif du Haut-Uele sur cette question. Elle traduit clairement son soutien au projet de changement de la Constitution, malgré les débats houleux qu’il suscite à travers le pays et au-delà.
En sa qualité du numéro un de l’Union sacrée dans le Haut-Uele, Jean Bakomito adresse ainsi un message fort à la nation sur la nécessité, selon lui, de doter la RDC d’une Constitution davantage adaptée aux réalités congolaises. Il appelle, dans cette perspective, la population de sa province à voter « oui » lors d’un éventuel référendum, afin de permettre au pays de se doter d’une nouvelle loi fondamentale.
S’agissant de l’appel de l’opposition à observer une ville morte pour dénoncer ce projet, le gouverneur invite plutôt la population à vaquer librement à ses occupations. Il qualifie par ailleurs l’opposition de force politique « en perte de vitesse ».
Xavier Tereka

