À Watsa, la visite du gouverneur provincial, présentée comme une mission d’itinérance et d’évaluation, n’a pas totalement convaincu la population. La Société civile du peuple congolais déplore l’absence de mesures concrètes en faveur du territoire.
Par la voix de Christophe Djuna, son coordonnateur territorial, l’organisation reconnaît néanmoins un point positif : « Nous encourageons le fait que le gouverneur soit venu lui-même palper du doigt la réalité sur le terrain ».
Mais très vite, l’enthousiasme a laissé place à la déception. Attendu à 9 heures, le gouverneur n’est arrivé qu’aux environs de 17 heures. Une longue attente qui a contraint une grande partie de la population à se disperser, malgré la mobilisation initiale.
Selon la société civile, le message du gouverneur s’est principalement limité à saluer les réalisations du Chef de l’État, reconnaissant que les infrastructures visibles dans la province routes, ponts et autres ouvrages relèvent surtout du pouvoir central.
Si cette franchise est appréciée, elle met aussi en lumière, d’après l’organisation, le manque d’initiatives propres au gouvernement provincial. « La décentralisation donne pourtant à la province une autonomie d’action. Nous devrions voir des projets portés localement », souligne Christophe Djuna.
La structure citoyenne regrette également que le territoire de Watsa reste, selon elle, marginalisé, sans avancées concrètes malgré les promesses répétées lors des visites officielles.
Se disant non partisane, la Société civile du peuple congolais affirme agir uniquement dans l’intérêt de la population. Elle appelle les autorités provinciales à passer des discours aux actes et invite les habitants à rester vigilants et à continuer d’exiger des comptes sur le développement de leur territoire.
Elias Magumba


