Ituri : Fabrice Tibasima Maki appelle la jeunesse à faire du numérique une arme stratégique contre l’extrémisme violent

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’extrémisme violent commémorée chaque 12 février . Pour l’année 2026, elle est placée sous le thème « Prévenir l’extrémisme violent à l’ère des nouvelles technologies », Fabrice Tibasima Maki, Coordonnateur provincial de l’UJCC Ituri et expert du Panel Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, adresse un message fort aux populations de l’Ituri et de Beni. Il rappelle que les territoires d’Irumu, Mambasa et Beni, bien que meurtris par l’activisme des groupes armés, restent portés par une jeunesse résiliente. Selon lui, le combat contre l’extrémisme ne se limite plus au terrain physique : il se joue désormais aussi dans l’espace numérique.

Échangeant avec Actuafrique7.cd, il a mis en lumière le double visage des nouvelles technologies. Utilisées à mauvais escient, elles servent d’outils de recrutement, de désinformation et d’incitation à la haine, où un simple message non vérifié peut provoquer de graves tensions. Mais bien exploitées, elles deviennent des instruments puissants d’alerte précoce, de dénonciation des abus et de connexion entre les jeunes entrepreneurs locaux et le reste du monde. Il appelle ainsi la jeunesse à devenir des « cyber-patrouilleurs » de la paix, à vérifier avant de partager et à utiliser leurs smartphones pour bâtir des ponts plutôt que des divisions.

Insistant sur les piliers de la Résolution 2250 prévention, protection et participation , Fabrice Tibasima Maki exhorte les leaders communautaires à intégrer l’éducation numérique dans les mécanismes de résolution des conflits et encourage les autorités à investir dans l’accès à une information saine, surtout en zones rurales. Il invite également à renforcer les efforts de désengagement et de réintégration des jeunes enrôlés dans les groupes armés. « NON à l’extrémisme violent. Mon smartphone, mon arme de paix », a-t-il martelé, appelant à faire de 2026 l’année où la technologie devient le moteur de la réconciliation en Ituri et au Nord-Kivu.

Lomo Arike/Actuafrique7.cd