La situation dans la chefferie de Mariminza, au sein du groupement Bugutali, localité de Giro, devient extrêmement préoccupante. M. Floribert Safari, vice-président du Conseil Territorial de la Jeunesse en charge du genre, dénonce avec fermeté l’irresponsabilité manifeste de certains parents qui autorisent encore des mariages précoces, au mépris total des droits fondamentaux de l’enfant.
Il appelle les autorités étatiques, les activistes des droits humains ainsi que la société civile à se mobiliser pour mettre un terme à cette hémorragie sociale qui détruit l’avenir de nombreuses jeunes filles.
Ces pratiques constituent une violation grave des droits humains et vont à l’encontre des lois protégeant les enfants.
« Il est inconcevable qu’un parent accepte d’être complice du viol de sa propre fille mineure », s’indigne M. Safari.
Permettre le mariage d’une enfant âgée entre 14 et 17 ans est non seulement une infraction, mais aussi une destruction volontaire de son avenir éducatif. C’est une atteinte directe à son droit à l’instruction, puisque cet âge correspond à une période cruciale de scolarisation et de construction personnelle.
M. Safari rappelle avec insistance que l’éducation de la jeunesse est la clé de l’avenir.
« Une jeunesse mal éduquée entraîne toute une génération dans le chaos. En négligeant leurs enfants, les parents hypothèquent même leur propre vieillesse. »
Ces pratiques irrationnelles et dangereuses engendrent de multiples conséquences, parmi lesquelles :
Une augmentation du nombre de jeunes porteurs sains de diverses maladies ;
La propagation accrue des infections sexuellement transmissibles ;
Des morts précoces liées aux complications de grossesses et d’accouchements précoces ;
Des grossesses non désirées chez des mineures psychologiquement et physiquement immatures ;
La multiplication des cas d’analphabétisme faute de poursuite scolaire.
M. Floribert Safari appelle à une action urgente et concertée pour protéger les enfants et préserver l’avenir de la communauté de Giro.
Timothée Tamino