Haut-Uele : la dynamique féminine de Libafar officiellement lancée à Isiro

Isiro, 27 juin 2026, la ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, a vibré ce samedi au rythme de la sortie officielle de la dynamique des femmes de l’association culturelle « Lisanga ya Bana Faradje » (LIBAFAR). L’événement, marqué par une forte mobilisation, a rassemblé plusieurs ressortissants du territoire de Faradje vivant dans la capitale provinciale.

La cérémonie a débuté par une caravane motorisée partie de l’espace Mayogo, dans la commune de Mendambo, avant de traverser les principaux carrefours de la ville: Lumumba, Chamukwale et Uele pour s’achever à la maison Bridje (ancien évêché) dans la commune de Kupa. Plus de 500 femmes ont pris part à cette démonstration d’unité et de détermination.

Au cours des échanges, plusieurs thématiques ont été abordées : l’histoire du territoire de Faradje, ses chefferies, son peuple, ainsi que le rôle central des femmes dans la recherche de solutions aux défis socio-économiques qui freinent l’émergence de l’entité. L’ancien député Jean Faustin Tasile Akuma a présenté un aperçu historique inspiré de son ouvrage Comprendre le territoire de Faradje et ses chefferies, destiné à reconnecter les jeunes générations à leurs racines.

Prenant la parole, Mme Espérance Lonyoyo Marutayo, présidente de la dynamique féminine de Libafar, a salué l’engagement collectif qui a permis la concrétisation de cette initiative. Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes de jouer un rôle moteur dans l’orientation des décideurs, affirmant que la priorité absolue demeure le développement du territoire de Faradje. Pour y parvenir, elle a annoncé le lancement d’une campagne de réorganisation des femmes ressortissantes de Faradje dans les six territoires du Haut-Uele, ainsi que la mise en œuvre de projets favorisant leur autonomisation économique. À Isiro, chaque commune a déjà été dotée d’un comité dirigeant chargé de structurer des cellules dans les quartiers et avenues.

Cette initiative a été largement saluée par les autorités locales. La cheffe de division du Genre dans le Haut-Uele a notamment souligné que Libafar se distingue comme l’une des associations les mieux organisées de la province, constituant un modèle à suivre pour d’autres structures.

Sous la présidence du chef des travaux Léonard Adrupiako Mambako, Libafar s’est imposée comme une association sans but lucratif fédérant les filles et fils du territoire de Faradje à travers le monde, autour d’un objectif majeur : l’unification et le développement de leur terre d’origine.

Xavier Tereka