La ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé, fait face à une pollution croissante par la poussière, une situation qui menace sérieusement la santé et la sécurité de ses habitants.
Depuis plusieurs mois, d’épais nuages de poussière se soulèvent au passage des véhicules et des motos sur plusieurs artères non arrosées de la ville. En quelques instants, passants, maisons et étalages de marchandises sont recouverts de saleté, compliquant le quotidien de la population.
« Après seulement quelques centaines de mètres, on est déjà couvert de poussière. On est obligé de se changer plusieurs fois par jour », témoignent certains habitants excédés.
Au-delà de l’inconfort, les conséquences sanitaires deviennent préoccupantes. Des cas répétés de toux, de maladies respiratoires et d’irritations des yeux sont signalés, notamment chez les enfants et les personnes âgées. Les aliments vendus à l’air libre sont également exposés à la contamination, ce qui accroît les risques pour la santé publique.
La sécurité routière est elle aussi affectée. La faible visibilité provoquée par la poussière serait à l’origine de plusieurs accidents de circulation enregistrés ces dernières semaines. Des conducteurs affirment avoir du mal à distinguer la chaussée lors du passage des camions, augmentant les risques de collisions.
Face à cette situation, la société civile hausse le ton. Le coordonnateur provincial de la Société civile du Congo, Georges Madema, déplore l’inaction des autorités et appelle à des mesures urgentes.
Selon lui, des actions simples telles que l’arrosage régulier des routes ou l’entretien des axes urbains pourraient réduire considérablement la poussière et protéger la population.
La société civile exhorte ainsi le gouvernement provincial à intervenir rapidement afin d’améliorer les conditions de vie des habitants d’Isiro et de prévenir d’éventuels drames sanitaires et routiers.
Elias Magumba


