Watsa : L’assassinat de l’opérateur Marcel Fataki ravive la colère populaire face à l’insécurité persistante

L’émotion laisse place à la colère à Durba, après l’assassinat dans la nuit du 29 au 30 juillet de Marcel Fataki, opérateur économique respecté, abattu à quelques mètres de son domicile au quartier Djorman. Cet énième acte de violence plonge la population dans la stupeur et relance le débat sur l’abandon des citoyens par les autorités.

Pour la coordination de la société civile forces vives de la chefferie de Bari Logo, c’est une ligne rouge qui a été franchie. Son coordonnateur, Joseph Mamuzi, ne cache pas son indignation : « Trop, c’est trop. Les opérateurs économiques sont devenus des cibles faciles. Où sont les élus ? Où sont les services de sécurité ? » s’interroge-t-il, dénonçant l’inaction prolongée des autorités face à une insécurité qui s’enracine.

Selon lui, malgré les cris d’alarme répétés des structures citoyennes, aucune réponse concrète n’a été apportée. Il va plus loin en évoquant une politisation de cette insécurité, qu’il estime utilisée comme outil de manipulation ou d’intimidation.

La société civile appelle non seulement à une enquête sérieuse sur cet assassinat, mais aussi à une réforme urgente de l’appareil sécuritaire local. Elle exhorte les habitants à rester calmes, tout en les encourageant à se prendre en charge et à mettre en place des mécanismes communautaires d’auto-protection, face à ce qu’elle qualifie d’abandon total.

Cet assassinat vient allonger une liste déjà trop longue de victimes dans un territoire de Watsa où la sécurité semble désormais un luxe.

Elias Magumba