RDC : Le député provincial Patrick Andama Miteni demande justice pour les victimes de la rébellion de la LRA dans les provinces du Haut-Uele et du Bas-Uele

De 2008 à 2026, soit 18 ans aujourd’hui, le monde se souviendra que Joseph Kony, le cerveau moteur de la rébellion ougandaise des Forces armées du Seigneur (LRA), a été au cœur d’une rébellion dans les provinces du Haut-Uele et Bas-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo, où de nombreuses atrocités ont été commises contre des populations civiles.

En 2011, le mouvement rebelle a été défait grâce à une vaste opération militaire menée par une coalition des armées congolaise et ougandaise, avec le soutien de la Monusco. Joseph Kony et ses hommes ont fui le Congo pour se réfugier en République Centrafricaine, selon divers rapports de sécurité des pays de la région, qui ont également envisagé de mettre en place un processus de DDRRR, permettant de démobiliser plusieurs centaines de combattants de la LRA et de les rapatrier dans leur pays d’origine.

Malgré ces mécanismes régionaux et l’accélération du processus de DDRRR, un aspect crucial reste ignoré par toutes les instances internationales impliquées dans la recherche de solutions à cette problématique, s’insurge le député provincial Patrick Andama Miteni. L’élu de Faradje s’interroge sur le silence qu’il qualifie de complice des institutions internationales de justice censées penser aux milliers d’hommes, de femmes et d’enfants enlevés, enrôlés de force comme combattants, massacrés et aux villages détruits par les rebelles de la LRA dans les provinces du Haut-Uele et Bas-Uele. Une vérité choquante et révoltante, ajoute-t-il.

Il souligne la nécessité de juger Joseph Kony, actuellement en fuite, par contumace pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le sol congolais. De plus, Patrick Andama Miteni appelle la Cour Pénale Internationale (CPI) à assumer ses responsabilités afin de tout mettre en œuvre pour que Joseph Kony, au-delà de son arrestation, répare les préjudices causés aux populations civiles.

Il se dit stupéfait d’apprendre, en janvier dernier, le rapatriement d’un groupe de combattants de la LRA en provenance de la République Centrafricaine vers l’Ouganda, au lieu de les juger pour les crimes commis. Cela constitue une grave insulte envers les victimes congolaises, déclare Patrick Andama Miteni.

Enfin, l’élu de Faradje a appelé la communauté internationale à prendre très au sérieux les revendications des victimes qui crient à la justice et à la réparation pour essuyer leurs larmes qui ne cessent de couler après des années de terreur infligées par les hommes de Joseph Kony.

Pour rappel, la rébellion ougandaise de la LRA a massacré plusieurs milliers de civils entre 2008 et 2011 dans les provinces du Haut-Uele et Bas-Uele. Aucune justice n’a été rendue aux victimes. Joseph Kony, quant à lui, vit dans la clandestinité. Sa dernière photo parvenue à notre rédaction date de près de cinq mois.

Nos sources renseignent qu’il serait actuellement dans la ville de Darfour au Soudan avec comme activités principales le trafic des drogues et des êtres humains, principalement des enfants.

Xavier Tereka