Dans un communiqué publié ce lundi, la Société Civile du Congo (SOCICO) exprime sa profonde préoccupation face à la dérive de certains acteurs de la société civile, principalement à Kinshasa, qu’elle accuse de s’éloigner de leur mission première : défendre les intérêts du peuple congolais.
Selon la SOCICO, alors que des millions de Congolais continuent de souffrir dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC/M23/RDF ou dans les camps de déplacés, certaines initiatives menées au nom de la société civile seraient « superficielles et politisées », sans impact réel sur la vie des victimes.
L’organisation dénonce le manque d’unité entre les acteurs civils des zones occupées et ceux œuvrant dans les territoires sous contrôle gouvernemental, l’absence d’actions humanitaires concrètes en faveur des déplacés ainsi que les dérives politiques qui, selon elle, ternissent la crédibilité du mouvement citoyen.
« Le rôle de la société civile est d’agir, non de distraire ; d’unir, non de diviser », rappelle la coordination nationale, qui appelle à replacer la cause du peuple au centre des priorités. Elle invite à l’organisation de collectes de fonds et de biens en faveur des victimes, à interpeller l’État congolais sur sa responsabilité de protéger les citoyens, et à rejeter toute compromission politique.
La SOCICO souligne que le Congo a besoin d’acteurs sociaux patriotes, non d’opportunistes, et appelle chacun à suivre l’exemple de Mzee Laurent-Désiré Kabila et de Patrice Emery Lumumba, « qui ont tracé la voie d’un Congo libre et souverain ».
Le communiqué, signé par le président national de la SOCICO, Pontien Nyembo, se conclut par un appel à une concertation nationale pour restaurer l’unité, la solidarité et la dignité de la société civile congolaise. « Ensemble, relevons le Congo ! », insiste la déclaration.
Elias Magumba
