La situation sécuritaire reste préoccupante dans la province du Haut-Uele, particulièrement dans la ville d’Isiro (territoire de Rungu) ainsi que dans le territoire de Watsa, notamment dans la cité administrative locale et l’agglomération minière de Durba en chefferie Bari Logo. Des cas similaires sont également signalés dans la chefferie Mari-Minza, au centre de négoce de Moku, ainsi que dans le secteur Gombari, précisément à Wanga.
Selon Joseph Kelema, coordonnateur territorial de la société civile du Congo dans le territoire de Watsa, ces entités font face à une recrudescence des actes criminels caractérisés par le banditisme urbain, l’activisme de groupes d’inciviques armés d’armes blanches et la présence d’individus non autrement identifiés opérant avec des armes à feu. Les principales cibles demeurent les maisons de commerce, les comptoirs d’achat d’or et certaines habitations privées, souvent dans des quartiers isolés où plusieurs incidents ne sont pas toujours portés à la connaissance de la presse ni de l’opinion publique.
Dans un entretien téléphonique accordé ce dimanche 15 février 2026 à Actuafrique 7.cd, l’acteur de la société civile a alerté sur la psychose grandissante au sein de la population, marquée par la peur et l’inquiétude face à cette insécurité persistante.
Face à cette situation, il plaide auprès du gouvernement central et des autorités provinciales pour un renforcement urgent des effectifs des services de sécurité dans les zones touchées, accompagné de moyens logistiques conséquents afin de permettre aux forces de l’ordre d’accomplir efficacement leur mission de protection des personnes et de leurs biens.
Par ailleurs, il a lancé un message pressant à la population, rappelant que la sécurité demeure une responsabilité collective. Il encourage les habitants à collaborer étroitement avec les services compétents en dénonçant tout mouvement suspect ou toute présence d’individus douteux dans leurs milieux de vie. « On ne peut pas tout mettre à la charge des services de sécurité et des autorités politico-administratives, car les hors-la-loi vivent parmi la population », a-t-il insisté, appelant chacun à jouer sa partition pour restaurer la paix sociale dans la province.
Junior Kasamba / Actuafrique7.cd


