Haut-Uele : la Société civile et le CPJ annoncent une marche pacifique contre l’insécurité

La Synergie de la Société Civile du Haut-Uele, en collaboration avec le Conseil Provincial de la Jeunesse du Haut-Uele (CPJ), annonce l’organisation d’une marche pacifique ce mercredi 9 septembre 2026 dans la ville d’Isiro, suivie d’une journée ville morte le jeudi 10 septembre sur l’ensemble de la province.

Dans une correspondance adressée au gouverneur du Haut-Uele, les deux structures disent vouloir exercer leur droit constitutionnel de manifestation pacifique afin d’exprimer leur préoccupation face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans la province, particulièrement dans la ville d’Isiro.

À travers cette initiative, la Société civile et le CPJ entendent dénoncer ce qu’ils qualifient de recrudescence de l’insécurité, tout en appelant les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de protection des populations et de leurs biens.

Cette mobilisation intervient notamment dans le contexte de l’incident survenu dans la nuit du 3 au 4 septembre 2026, vers 1 heure du matin, au cours duquel René Eyaka Ibambi, président du Conseil Provincial de la Jeunesse du Haut-Uele, aurait été atteint par balle alors qu’il intervenait, avec son équipe, pour tenter d’empêcher le cambriolage d’une maison voisine.

Les organisateurs estiment que les circonstances de cet incident nécessitent que toute la lumière soit faite et que des mesures appropriées soient prises par les autorités compétentes.

Selon le programme communiqué, la marche débutera à l’église AOG Tuluba. Les manifestants emprunteront le Boulevard Masizandra jusqu’au Rond-point Lumumba, avant de poursuivre par le Boulevard Mobutu jusqu’au Rond-point Chamukwale.

Le cortège poursuivra ensuite son parcours par le Boulevard du 30 Juin en direction du Rond-point Uele, avec comme point de chute le Gouvernorat de la province du Haut-Uele.

Un mémorandum contenant les différentes revendications des manifestants devrait y être remis et lu devant les autorités provinciales.

Conscients des enjeux liés à l’ordre public, la Synergie de la Société Civile et le CPJ affirment leur attachement au caractère strictement pacifique, citoyen et non violent de la manifestation.

Ils sollicitent par ailleurs l’accompagnement des services de sécurité, notamment de la Police nationale congolaise (PNC), afin d’assurer l’encadrement du cortège, la sécurité des participants et la protection des personnes et des biens tout au long de l’itinéraire.

Les organisateurs disent vouloir voir cette mobilisation se dérouler dans le calme, la discipline et le respect des lois de la République.

Au-delà de la marche annoncée pour le 9 septembre et de la journée ville morte prévue le lendemain, cette initiative traduit surtout la volonté affichée des organisations citoyennes de placer la question sécuritaire au cœur du débat public dans le Haut-Uele et d’interpeller les autorités sur les réponses à apporter aux préoccupations de la population.

Rédaction