Dans leTerritoire de Watsa, province du Haut-Uélé ce Samedi 05 juillet 2025, la jeunesse du quartier Malemba, dans la cité minière de Durba, vient de franchir un cap important dans sa lutte contre l’insécurité qui mine leur environnement. Contacté par actuafrique7.cd, Serge MOKOTALI, jeune leader local, a confirmé la tenue d’une réunion stratégique organisée ce samedi par le tout nouveau mouvement des jeunes vigilants de Malemba, qu’il préside.
Cette rencontre, placée sous le signe du lancement officiel de cette structure juvénile, s’est tenue en présence du Conseil Territorial de la Jeunesse de Watsa (CTJ-WATSA), structure faîtière de la jeunesse dans le territoire. Objectif principal : donner une base légale et un appui institutionnel au groupe tout en abordant la problématique sécuritaire grandissante dans la zone.
« Nous avons invité le CTJ-WATSA pour officialiser notre mouvement. Tous les villages de la chefferie Bari Logo ont déjà des groupes de jeunes vigilants organisés. Il n’y avait que nous à Malemba qui n’étions pas structurés. Notre objectif est clair : éradiquer le phénomène d’insécurité, car des individus, parfois des kuluna venus d’autres quartiers, viennent voler et compromettre la réputation de notre village ».
L’insécurité dans le quartier Malemba a connu une recrudescence ces derniers mois, marquée par des vols à main armée et des actes de banditisme souvent nocturnes. Ce fléau touche injustement les habitants paisibles du village, d’où la nécessité, selon les jeunes, de prendre les choses en main.
Une jeunesse qui se structure pour agir
Avec cette initiative, la jeunesse de Malemba emboîte le pas à d’autres quartiers de la chefferie de *Bari Logo*, qui ont compris l’importance de *l’auto-organisation citoyenne* face à l’inaction ou aux limites des autorités locales. Le CTJ-WATSA, déjà impliqué dans la structuration des CLJ (Comités Locaux de la Jeunesse) dans plusieurs villages, a salué cette mobilisation et promis un accompagnement pour l’encadrement, la formation, et l’intégration du groupe dans les dynamiques officielles.
Votre média suivra de près l’évolution de ce mouvement et les prochaines étapes, notamment la mise en place de structures internes, les campagnes de sensibilisation, et les activités de sécurisation prévues.
Et de se demander si cette initiative repose sur quelle base juridique et comment peut-on cautionner qu’un groupe d’invidus mains bredouilles peuvent sécuriser la population en lieu et place des opérateurs sécuritaires ?
Redaction.
