Le territoire de Rungu est une nouvelle fois secoué par des tensions politiques internes, sur fond de rivalités entre leaders locaux. Au centre de la controverse : le député provincial Jacques Sangba, pointé du doigt dans le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée provinciale sur la gestion des finances publiques. Ce rapport, qui recommande la révocation de Me Isaac Degba, directeur de cabinet adjoint du gouverneur, est interprété par certains comme une manœuvre politique.
Mais derrière les accusations, plusieurs voix s’élèvent pour rappeler le rôle institutionnel du député Jacques Sangba et la nécessité de préserver l’unité du territoire. Pour ses proches, le rapport ne vise pas une personne en particulier, mais s’inscrit dans une démarche de transparence et de redevabilité, conformément aux prérogatives de l’organe délibérant.
Jacques Sangba, élu du peuple, est reconnu pour son engagement en faveur du développement du Haut-Uele et de Rungu en particulier. Ses interventions à l’Assemblée provinciale ont souvent porté sur les questions de gouvernance, de justice sociale et de bonne gestion des ressources publiques. Pour ses soutiens, il est injuste de réduire son action à une querelle de positionnement.
« Le député Sangba ne fait que son travail. Il ne s’agit pas d’un règlement de comptes, mais d’un processus démocratique visant à améliorer la gouvernance », confie un cadre de son entourage. Selon lui, les accusations de « jalousie » ou de « complexe d’infériorité » sont infondées et relèvent d’une lecture émotionnelle des faits.
Alors que Djuma Banda Bin Shabani, proche de Me Degba, appelle à l’unité des fils du terroir, il est essentiel de rappeler que cette unité ne peut se construire que dans le respect des institutions et des règles démocratiques. Le développement de Rungu ne saurait être l’apanage d’un seul homme ou d’un seul camp. Il nécessite une synergie entre les élus, les cadres administratifs et la société civile.
Le député Sangba, loin de se laisser entraîner dans une guerre de leadership, prône un dialogue constructif et une collaboration inclusive. Il appelle les acteurs locaux à dépasser les clivages et à se concentrer sur les véritables enjeux : l’accès aux services sociaux de base, la sécurité, l’emploi des jeunes et la valorisation des ressources du territoire.
Dans ce climat tendu, l’heure est à la responsabilité. Les leaders doivent faire preuve de maturité politique et éviter les discours polarisants. Le député Jacques Sangba, en tant que représentant légitime du peuple, reste engagé pour un Rungu uni, fort et tourné vers l’avenir.
Les divergences d’opinion sont normales en démocratie, mais elles ne doivent pas compromettre l’intérêt général. Le territoire de Rungu mérite mieux que des querelles intestines : il mérite des actions concrètes, une gouvernance exemplaire et une vision partagée du progrès.
Par Jacques DALA
ActuAfrique7.cd
