Le jeudi 23 octobre 2025, l’Assemblée provinciale du Haut-Uélé a été secouée par une motion surprise visant à bloquer la synthèse d’un rapport d’enquête de 237 pages. Ce document, fruit du travail minutieux d’une commission spéciale, devait faire la lumière sur la perception des recettes provinciales par certains élus. Mais contre toute attente, il a été rejeté, provoquant une onde de choc dans l’hémicycle.
Le député provincial Bismick Boele, élu du territoire de Watsa et rapporteur de la commission d’enquête, a dénoncé avec force l’attitude de certains de ses collègues qui ont sacrifié sur l’autel leurs mandats des représentants du peuple au profit du militantisme partisan, lorsque par peur des propositions des sanctions négatives exemplaires de certains gestionnaires et cadres et agents contenues dans la recommandation , ont préféré voter pour la Motion en rejetant tout le contenu du rapport. Selon lui, ce document de 237 pages aurait pu être un outil puissant pour assainir la gestion financière de la province et relancer son développement:« Ce rapport est le fruit d’un travail rigoureux. Le rejeter, c’est refuser la vérité et protéger les intérêts personnels », a-t-il déclaré.
Boele a également pointé du doigt le non-respect de l’article 202 du règlement intérieur de l’Assemblée, qui impose le secret des délibérations et la confidentialité des informations recueillies au cours de l’enquête. Il accuse certains élus de s’être sentis menacés par les révélations du rapport, ce qui aurait motivé leur volonté de le faire taire : « Plusieurs se voyaient déjà dans les manœuvres et magouilles », a-t-il lancé, insinuant que le rejet du rapport serait une manœuvre pour éviter toute forme de reddition des comptes.
Le rejet du rapport soulève des interrogations sur la capacité de l’Assemblée provinciale à jouer son rôle de contrôle. Pour Boele, c’est une trahison du mandat confié par le peuple : « Si un élu empêche déjà ce qu’il est censé faire pour l’intérêt de la population, alors à quoi sert son mandat ? »
Ce blocage pourrait freiner les efforts de moralisation de la vie publique au Haut-Uélé, et compromettre les perspectives de développement de la province. Alors que la population attend des réponses, l’Assemblée provinciale du Haut-Uélé se retrouve face à un dilemme : poursuivre sur la voie du statu quo ou engager une réforme profonde de ses pratiques internes. Le débat est lancé, et les regards sont tournés vers les prochaines sessions parlementaires.
Rédaction
