Sous le feu des critiques après une déclaration jugée troublante sur fond de démolition de sa maison à Kinshasa, le député national Godé Mpoy s’explique et tente d’éteindre l’incendie. Accusé par certains d’avoir tenu des propos aux allures de menace insurrectionnelle, l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa assure avoir été incompris.
« Je n’ai jamais dit que je devenais rebelle. La plupart de ceux qui disent que Godé est devenu rebelle, ce sont les gens qui ne maîtrisent pas la langue française », a-t-il déclaré, ce jeudi 17 juillet, dans une déclaration relayée par le journaliste Marcel Kitambala sur X.
La controverse est née après une émission dans laquelle le député, très remonté contre la démolition partielle de sa parcelle à Ngaliema dans le cadre de la campagne de lutte contre les constructions anarchiques, avait déclaré :
« Si je n’étais pas pasteur, je serais à Goma. »
Et d’ajouter : « En français simple, cela veut dire que, comme moi je suis pasteur, je ne ferai jamais de rébellion dans ma vie », a-t-il clarifié.
Au-delà de la polémique linguistique, Godé Mpoy dénonce un acharnement politique orchestré selon lui par ceux qu’il accuse d’enrichissement illicite.
« Je suis victime d’un complot politique. Tous ces gens qui volent les biens de l’État se sont ligués pour me faire du mal », martèle-t-il.
Le député affirme que sa maison a été détruite de manière arbitraire, alors même que ses documents seraient en règle.
Cette affaire intervient alors que plusieurs démolitions similaires ont eu lieu dans plusieurs coins de Kinshasa principalement à Ngaliema où les constructions anarchiques sont légion.
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