Dans une lettre adressée à l’Auditeur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, la Fondation Kinalegu, lauréate du prix Alison De Forges 2012, alerte sur une situation humanitaire d’urgence affectant les populations vivant à proximité du parc national de Garamba, en particulier dans le territoire de Dungu, situé dans la province du Haut-Uele au nord-est du pays.
Selon cette correspondance, l’organisation affirme avoir été informée par la famille des victimes d’un homicide concernant un jeune homme de 19 ans abattu et d’un enlèvement d’un enfant de 9 ans survenu le 13 juin 2024 dans le domaine de chasse du parc national de Garamba, à 29 kilomètres de Dungu, chef-lieu du territoire éponyme.
La lettre mentionne spécifiquement un jeune de 19 ans nommé Ngisayo Nangalebeyo Jean, élève de 8ème année dans une école secondaire de Dungu, qui aurait été abattu par les gardes du parc lors d’une patrouille diurne. L’autre victime, Mariaka Kutiyo, un garçon de 9 ans, reste introuvable alors qu’il était avec son grand-frère, également abattu, dont le corps en décomposition a été retrouvé quelques jours plus tard.
Face à cette tragédie inacceptable, la Fondation Kinalegu condamne fermement ce qu’elle considère comme des violations des droits humains et de la Constitution de la RDC, en son article 16, alinéas 1 et 2. Elle appelle à des enquêtes indépendantes sur les abus commis et à la sanction des responsables, afin que la famille endeuillée soit indemnisée et que les présumés auteurs indiquent l’emplacement du corps de l’enfant pour un enterrement digne.
En réponse, le parc national de la Garamba a déclaré, dans une lettre de clarification concernant la gravité des accusations, qu’il n’avait reçu aucune copie officielle de la correspondance mentionnée et qu’il jugeait nécessaire d’obtenir des précisions claires et documentées de la part de la Fondation Kinalegu.
Dans sa réponse, le parc national de la Garamba réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la justice et du respect des droits humains.
Xavier Tereka
