Dix-huit ans après les atrocités perpétrées par Joseph Kony et sa milice de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), la Fondation Kinalegu relance un appel pressant à la justice internationale pour que ce chef de guerre soit enfin poursuivi et jugé.
Du 25 décembre 2009 au 25 décembre 2025, cela fait exactement 18 ans que les populations du nord Est de la République démocratique du Congo, du Sud-Soudan, de la République centrafricaine et de l’Ouganda ont été les cibles d’une vague de violences orchestrées par la LRA. Profitant des festivités de Noël 2009 et du Nouvel An de 2010, les miliciens de Joseph Kony ont semé la terreur : arrestations arbitraires, incendies de maisons et d’églises, massacres de civils, actes de torture, viols, mutilations et autres violations graves des droits humains.
À ce jour, Joseph Kony demeure en liberté, et aucune procédure judiciaire concrète n’a été engagée contre lui ni contre ses complices. Les familles des victimes n’ont jamais été indemnisées, et les survivants de ces violences n’ont reçu ni assistance gouvernementale ni soutien des organisations de défense des droits humains.
La Fondation Kinalegu, qui perpétue l’héritage du révérend abbé Benoît Kinalegu fervent défenseur des droits humains et figure emblématique de la lutte contre l’impunité , se mobilise pour que justice soit rendue. « La mission que nous poursuivons est celle de la dignité humaine et de la justice transactionnelle pour les victimes oubliées », affirme Florentin Tigine, Président de la fondation.
Dans une sortie médiatique parvenue à la rédaction de votre média , Monsieur Florentin Tigine dénonce l’inaction face aux crimes de la LRA : « Joseph Kony a tué, torturé, violé, pillé, mutilé… et pourtant il est toujours libre. Ses miliciens aussi. Pendant ce temps, les victimes vivent avec des corps brisés, des familles décimées, des villages détruits, des traumatismes profonds. Personne n’en parle. Aucune poursuite n’est engagée. C’est pourquoi la Fondation Kinalegu prend la parole au nom de ces victimes pour exiger justice et réparation. »
La Fondation appelle la communauté internationale, les juridictions compétentes et les gouvernements concernés à agir sans délai pour que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes. Elle insiste également sur la nécessité d’un accompagnement psychologique, social et économique des survivants.
Rédaction


