Alors que le franc congolais poursuit sa dépréciation à un rythme alarmant, les prix des denrées alimentaires et des biens de première nécessité atteignent des sommets inédits. Le pouvoir d’achat des Congolais fond comme neige au soleil, tandis que les salaires stagnent et que les autorités gardent le silence.
Contacter par la rédaction de Actuafrique7.cd ,Selon les constats sur le terrain, le dollar américain s’échange désormais entre 2.900 et 2.920 francs congolais dans les banques commerciales, tandis que sur le marché parallèle, il dépasse souvent les 3.000 FC. Cette situation provoque une inflation galopante, réduisant à néant le revenu réel des ménages.
Face à cette crise, l’honorable Gratien Iracan s’est exprimé avec fermeté, dénonçant l’inaction du gouvernement et exigeant des mesures urgentes :
> « Le franc congolais continue de chuter, écrasant le revenu des familles. Les salaires stagnent, les prix explosent, les ménages s’appauvrissent. Le dollar prend l’ascenseur, et le gouvernement reste silencieux. Nous exigeons l’indexation des revenus sociaux à l’inflation, la création d’un fonds d’urgence pour les plus vulnérables, ainsi qu’une politique monétaire responsable. »
L’élu appelle également à une réforme urgente de la politique économique pour protéger les couches les plus fragiles de la population, estimant que la pauvreté gagne du terrain à un rythme insoutenable.
Dans plusieurs marchés de Kinshasa et d’autres grandes villes, vendeurs et consommateurs s’accordent à dire que les prix doublent en quelques semaines. Le panier de la ménagère devient un luxe, et de plus en plus de familles ne peuvent plus satisfaire leurs besoins alimentaires de base.
La société civile et plusieurs économistes plaident, eux aussi, pour une intervention décisive de la Banque centrale du Congo, un ajustement des politiques fiscales, et la mise en place de mécanismes de régulation du taux de change.
Lomo Arike


