La composition du nouveau gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa a été rendue publique dans la nuit du 7 au 8 août. Cette nouvelle équipe, dite « Suminwa II », compte 53 membres, soit quatre de moins que la précédente, traduisant une volonté de rationalisation de l’exécutif.
Stabilité dans les postes régaliens
Les portefeuilles de souveraineté restent entre des mains connues. Jacquemain Shabani conserve le ministère de l’Intérieur, Jean-Pierre Bemba reste aux Transports, Guy Kabombo Mwadiamvita à la Défense, et Daniel Mukoko garde l’Économie. Adolphe Muzito revient au Budget, tandis que Jean-Pierre Lihau reste à la Fonction publique.
Ministres d’État : quelques ajustements stratégiques
Guylain Nyembo demeure au Plan et Thérèse Kayikwamba aux Affaires étrangères. Muhindo Nzangi passe à l’Agriculture, tandis qu’Ève Bazaïba prend les Actions sociales. Guillaume Ngefa est nommé à la Justice, et Acacia Bandubola prend la tête des Hydrocarbures. Raïssa Malu est reconduite à l’Éducation nationale, et Alexis Gisaro hérite désormais de l’Urbanisme et Habitat.
Ministres : entre continuité et nouveaux visages
Plusieurs ministres sont reconduits, comme Doudou Fwamba (Finances), Roger Kamba (Santé), Julien Paluku (Commerce extérieur) ou encore Patrick Muyaya (Communication). D’autres font leur entrée, à l’instar de Louis Watum (Mines), Ferdinand Massamba (Travail), et Grâce Kutino (Jeunesse). Marie Nyange prend l’Environnement, et Jean-Pierre Tshimanga la Pêche.
Appuis sectoriels : ministres délégués et vice-ministres
L’équipe est complétée par plusieurs ministres délégués, dont Crispin Mbadu (Affaires étrangères) et Alerte Bahati (Environnement), ainsi que des vice-ministres comme Élysée Bokumwana (Budget), Eugénie Tshiela (Intérieur), ou encore Théodore Kazadi (Éducation).
Un gouvernement recentré autour des priorités présidentielles
Cette nouvelle composition reflète, selon plusieurs observateurs, le souci du président Félix Tshisekedi de disposer d’une équipe plus cohérente, recentrée sur ses priorités pour les prochaines années. La reconduction de figures clés aux postes stratégiques témoigne d’une volonté de stabilité, tout en ouvrant la porte à certains ajustements politiques.
Elias Magumba


