Les États-Unis se retirent de nouveau de l’UNESCO, dénonçant un biais anti-israélien : la France réagit

Deux ans seulement après y avoir fait leur retour, les États-Unis annoncent à nouveau leur retrait de l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Washington reproche à l’agence onusienne un « parti pris persistant contre Israël » ainsi qu’une « promotion de causes clivantes », jugées contraires à ses intérêts diplomatiques.

La décision a été officialisée ce mardi par le Département d’État américain. Elle s’inscrit dans la continuité de tensions récurrentes entre les États-Unis et l’UNESCO, déjà marquées par un précédent retrait en 2018 sous l’administration Trump. Le retour en 2023, voulu par l’administration Biden, semblait marquer un réengagement vers le multilatéralisme — un espoir désormais déçu.

En réaction à cette annonce, la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a fait part de sa « profonde préoccupation », appelant à ne pas politiser les missions fondamentales de l’organisation : éducation pour tous, préservation du patrimoine, protection de l’océan, accès à la science.

Du côté français, la réaction du président Emmanuel Macron a été immédiate. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le chef de l’État a exprimé un soutien clair et ferme à l’institution onusienne :

« Soutien indéfectible à l’UNESCO, protecteur universel de la science, de l’Océan, de l’éducation, de la culture et du patrimoine mondial. Le retrait des États-Unis ne fera pas faiblir notre engagement aux côtés de celles et ceux qui portent ce combat. »

La décision américaine suscite de nombreuses réactions sur la scène internationale, entre regrets et inquiétudes. Plusieurs États membres appellent à préserver l’esprit de coopération qui anime l’UNESCO depuis sa création en 1945, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Sauf revirement, le retrait effectif des États-Unis devrait intervenir d’ici la fin de l’année.

Elias Magumba