Haut-Uele : Justin Zamba, entre prouesses et controverses ( éditorial )

Depuis son élection à la tête de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele, l’honorable Justin Zamba Ndezu cristallise les passions. Ses partisans mettent en avant une série de réformes et de réalisations inédites : réorganisation administrative, gestion orthodoxe des ressources, doublement des revenus du personnel, renforcement des capacités, missions parlementaires de contrôle et suivi d’infrastructures. Ils saluent un leadership pragmatique aligné sur la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

En parallèle, ses détracteurs l’accusent d’incompétence et de freiner le développement de la province. Un récent sondage d’opinion, relayé dans certains cercles, le présente même comme un « frein majeur » à l’essor du Haut-Uele. Des voix exigent des motions de défiance, dénonçant une Assemblée jugée trop conciliante avec l’Exécutif provincial.

Entre ces deux lectures, la vérité se situe dans une zone grise. Les résultats de gestion sont palpables : dotation en véhicules pour l’institution, suivi rapproché des chantiers, climat serein entre élus et personnel administratif. Mais il est également vrai que des frustrations citoyennes persistent, alimentées par une perception d’Assemblée « trop silencieuse » face aux défis pressants de gouvernance.

C’est dans ce contexte que la Fondation Zamba Ndezu Justin est montée au créneau. Dans son communiqué intitulé « Trop c’est trop », elle dénonce une campagne de diffamation orchestrée par des politiciens « en déclin », et appelle la base électorale de Faradje à soutenir leur leader. Ce positionnement défensif, s’il réaffirme la légitimité du président de l’Assemblée, traduit aussi la profondeur de la fracture dans l’opinion.

La position d’Actuafrique7.cd

Pour notre rédaction, la controverse autour de Justin Zamba ne doit pas être réduite à un simple duel entre « partisans » et « opposants ». Elle révèle surtout un besoin urgent de transparence et de résultats concrets dans la gestion provinciale.

Oui, les efforts entrepris par l’actuel président de l’Assemblée provinciale sont visibles et méritent d’être salués.

Mais, oui aussi, les inquiétudes de la population sur le contrôle effectif de l’action gouvernementale sont légitimes et doivent trouver des réponses claires.

Au lieu des querelles d’égo et des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, le Haut-Uele a besoin d’institutions fortes, stables et au service de l’intérêt général. Les députés provinciaux doivent jouer leur rôle de manière indépendante, sans complaisance ni chasse aux sorcières.

En définitive, Actuafrique7.cd estime que Justin Zamba a une responsabilité historique : transformer les acquis de son mandat en un véritable levier de développement pour le Haut-Uele. Cela passe par plus de reddition des comptes, une écoute accrue des préoccupations populaires et une collaboration lucide avec l’Exécutif.

La province ne peut pas se permettre de rester prisonnière des polémiques. Le Haut-Uele doit avancer.

Redaction