Les principales structures de la société civile dans la province du Haut-Uele, en République démocratique du Congo (RDC), ont fermement rejeté l’appel à l’organisation d’une journée ville-morte les 7 et 8 juillet, qualifiant cette initiative d’ impopulaire , irresponsable et non consensuelle .
Dans une déclaration conjointe transmise ce week-end à la presse, les coordinations provinciales de la Société civile forces vives (SCFV), de la Société civile du Congo (SOCICO) et de la Nouvelle Société civile du Congo (NSCC) ont appelé la population d’Isiro à poursuivre normalement ses activités quotidiennes.
» Nous ne sommes nullement associés ni concernés par cette démarche émanant d’une frange de structures récemment créées dans la province » , affirme cette synergie dans une correspondance officielle de deux pages, signée notamment par l’Abbé Georges Semende, M. Garry Lituta et M. Jean-Pierre Toni Mbikwa, figures connues de la société civile provinciale.
Les trois signataires en appellent au bon sens des habitants, les encourageant à répondre à leurs devoirs citoyens vis-à-vis de l’État congolais en continuant à travailler comme à l’accoutumée. Ils mettent également en garde contre toute forme de manipulation, appelant les auteurs de cet appel à la mobilisation à privilégier le dialogue constructif et à recourir aux autorités compétentes en cas de revendications légitimes .
» Il n’y aura pas de journée ville-morte les 7 et 8 juillet 2025 » tranche le document en guise de conclusion.
Cette mise au point intervient après la circulation d’une lettre d’information, signée par un collectif de nouvelles structures se réclamant de la société civile, annonçant l’organisation d’une journée ville-morte pour protester contre des griefs non spécifiés.
Le gouvernement provincial du Haut-Uele a lui aussi réaffirmé sa position dans une correspondance officielle signée par le ministre provincial de l’Intérieur. Il soutient les propos des structures reconnues de la société civile et appelle au calme et à la poursuite des activités dans le respect de l’ordre public.
Rédaction