La nouvelle société civile du territoire de Dungu tire la sonnette d’alarme. Elle s’indigne de la piètre qualité des travaux de réhabilitation de la route Faradje–Dungu, exécutés par l’entreprise Inter Oriental Builders (IOB), et exige une réaction urgente du gouvernement provincial du Haut-Uele.
Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction ce jeudi 17 juillet 2025,M. Lebon Wayiwayi, membre influent de cette structure citoyenne, a exprimé sa déception face à l’état actuel de la route, notamment au niveau du PK90. « Deux mois seulement après le passage de l’entreprise pour supprimer les bourbiers, ce tronçon est à nouveau impraticable. Rien n’a réellement changé sur le terrain », a-t-il déploré.
Pour lui, l’entreprise IOB a failli à sa mission, et le gouvernement provincial doit soit la contraindre à revoir sa copie, soit engager une autre société plus compétente. « Si rien n’est fait, nous nous verrons dans l’obligation de mobiliser la population pour des actions citoyennes de grande envergure. Les contribuables de Dungu méritent mieux », a-t-il martelé.
Contacté par téléphone, le chef de projet de l’entreprise IOB, M. Prospère Basilindey, appelle quant à lui la population à la patience. Il assure que les travaux sont toujours en cours et que la route n’a pas encore été officiellement remise aux autorités provinciales. « Nous respectons le calendrier contractuel. Il serait prématuré de juger l’état final de la route avant la fin des travaux », a-t-il précisé.
Pour rappel, la réhabilitation de la route Faradje–Dungu est un projet structurant visant à désenclaver cette partie du Haut-Uele. Mais les critiques récurrentes sur la qualité des travaux remettent en cause la rigueur dans le suivi et l’exécution des marchés publics dans la province.
Elias Magumba


