Une nouvelle attaque attribuée aux terroristes présumés du groupe ADF MTM ISCAP a endeuillé le village de Kamagolo, situé dans la chefferie de Basili, à environ 25 à 30 kilomètres au nord-ouest du centre de la cité de Komanda, dans le territoire d’Irumu.
Selon les premières informations recueillies sur le terrain, les assaillants ont incendié un véhicule transportant des braises avant d’abattre un agent de la police nationale congolaise. Ce nouvel acte de violence s’inscrit dans une série d’incursions signalées dans plusieurs localités de la chefferie voisine de Walese Vonkutu, notamment à Bedau, Lifembe, Mukasila et d’autres villages environnants.
Face à la menace, les habitants de ces entités ont fui en masse, craignant pour leur sécurité. À ce jour, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant les conséquences humaines ou matérielles dans la zone de Walese Vonkutu, où la présence des rebelles reste préoccupante.
La Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) en territoire d’Irumu a lancé un appel pressant aux autorités militaires, leur rappelant leur devoir de protéger les civils. L’organisation exhorte à la mise en œuvre d’opérations robustes et ciblées pour éradiquer ce mouvement terroriste qui continue de semer la terreur dans la région.
Par ailleurs, la CRDH alerte la population de Yedi sur la nécessité d’une vigilance accrue. D’après son monitoring, les éléments armés auraient pris la direction des zones minières, ce qui pourrait annoncer de nouvelles attaques dans des secteurs stratégiques et économiquement sensibles.
Le territoire d’Irumu, situé dans la province de l’Ituri, reste l’un des foyers les plus actifs du conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo. Les groupes armés, dont les ADF affiliés à l’État islamique, y mènent régulièrement des attaques contre les civils, les forces de sécurité et les infrastructures locales.
Les autorités locales et les partenaires internationaux sont appelés à renforcer les dispositifs sécuritaires et à soutenir les populations déplacées, victimes collatérales de cette violence persistante.
Alain Kisokero et Jacques DALA
ActuAfrique7.cd