La Coordination de la Société Civile du Congo (SOCICO) dans la chefferie Bari–Logo, territoire de Watsa, a publié ce lundi un communiqué, dont Actuafrique7.cd a reçu copie, dénonçant une situation jugée préoccupante autour du projet KIBALI GOLD MINE P.A.P/KOKIZA. Selon la SOCICO, la population affectée par ce projet fait face depuis plus de six mois à une tension persistante, notamment due à une coupure prolongée du courant dans la zone.
Dans ce communiqué référencé 001/SOCICO/BARI–LOGO/2025, le chargé de programme et responsable local de la structure, Ignace Atukuma Talaguma, rappelle que la société KIBALI GOLD MINE « doit respecter ses engagements envers la population », en particulier le paiement du P.A.P/KOKIZA, présenté comme un droit légitime et non une faveur.
La SOCICO dénonce également la circulation sur les réseaux sociaux d’un article signé par un certain Trésor Kaite, se présentant comme coordinateur de la société civile à Durba. Celui-ci affirme que la population de KOKIZA serait prête à payer le courant à 5 000 FC par mois.
La coordination de Bari–Logo rejette catégoriquement ces déclarations, qu’elle qualifie de « manipulation visant à dissimuler la souffrance réelle de la population ». Elle précise que M. Trésor Kaite ne représente en rien la communauté locale et que ses propos ne reflètent pas la position des habitants touchés par l’interruption électrique.
Pour la SOCICO, de telles affirmations portent atteinte à la dignité de la population et risquent d’exacerber les tensions dans une région déjà fragilisée par les enjeux sociaux liés à l’exploitation minière.
Le communiqué appelle par ailleurs les journalistes et les médias en ligne à faire preuve de professionnalisme et de prudence, afin d’éviter toute désinformation susceptible d’alimenter les tensions entre les habitants et les acteurs du secteur minier.
En conclusion, la coordination réaffirme sa position critique face à la situation actuelle :
la population de KOKIZA, plongée dans le noir depuis plus de six mois, se retrouve non seulement privée d’un service essentiel, mais aussi exposée à des tentatives de discréditation publique.
La SOCICO/BARI–LOGO insiste sur la nécessité pour KIBALI GOLD MINE et ses partenaires de respecter scrupuleusement la loi, d’honorer leurs engagements sociaux et d’éviter toute manœuvre susceptible d’entraîner de nouvelles tensions ou violences.
BENJAMIN VITA


