Prévenir les conflits homme-faune : le Parc de la Garamba privilégie des solutions traditionnelles non violentes

Le 22 août, le village de Yanguma a accueilli une rencontre réunissant les représentants des communautés de Zambaleke, Nasala, Aligi, Nawango et Kibhinzi. Organisée par le Parc national de la Garamba, cette journée d’échanges avait pour objectif de partager les expériences locales en matière de prévention des conflits entre populations et faune sauvage, en particulier les éléphants.
Miser sur les savoirs locaux
Pour limiter les intrusions d’éléphants dans les champs, le Parc encourage l’utilisation de techniques non létales inspirées des pratiques traditionnelles, principalement basées sur le son et la lumière. L’idée est de protéger les récoltes et les habitations sans nuire aux animaux.
Au cours de la rencontre, les chefs de village ont fait part de leurs observations : si la lampe torche s’est avérée efficace pour repousser aussi bien les éléphants que les léopards, d’autres outils comme le vuvuzela, le sifflet ou encore le tambour ont donné des résultats limités.
Une innovation locale prometteuse
L’équipe de conservation communautaire a présenté une nouvelle technique : des briquettes répulsives composées de fibres de palmier, de déjections d’éléphant et de rhinocéros, de piment et d’huile de palme. Une fois allumées autour des cultures, elles dégagent une fumée qui éloigne les éléphants. Cette solution, à la fois écologique, économique et issue des savoirs locaux, illustre l’engagement du Parc à trouver des alternatives respectueuses de la faune et adaptées au quotidien des communautés.
Vers une cohabitation apaisée
La rencontre de Yanguma a renforcé la coopération entre villages voisins et permis un partage d’expériences enrichissant. Tous les participants sont repartis avec de nouvelles idées, convaincus de l’importance d’agir collectivement pour protéger à la fois leurs terres agricoles et la richesse naturelle de la Garamba.

Liandema Tasile Bienvenu