La journée de « ville morte » décrétée ce lundi à Isiro n’a pas rencontré l’adhésion attendue. Les activités économiques et sociales ont repris leur cours normal, signe d’une population qui privilégie désormais la stabilité et le développement à la paralysie sociale.
Parmi les voix qui se sont élevées pour féliciter cette posture citoyenne, celle de Monsieur Bopole Fataki, chef du village Kukundeku, dans la chefferie Bari-Logo, s’est faite entendre avec clarté.
> « L’heure n’est pas à la distraction, mais à l’unité pour reconstruire le Haut-Uélé », a déclaré le chef coutumier, saluant la maturité et la conscience collective démontrées par les habitants.
Cette déclaration intervient dans un contexte où de nombreux leaders traditionnels et communautaires appellent à la cohésion et au travail, comme piliers du redressement de cette province du nord-est de la République démocratique du Congo.
Alors que certains groupes tentaient encore de mobiliser autour d’actions de protestation sans véritable fondement, la réponse des populations, notamment à Isiro, montre une volonté croissante de tourner la page des divisions stériles et d’investir dans l’avenir.
Monsieur Bopole Fataki exhorte par ailleurs les autorités locales, provinciales et nationales à accompagner cette dynamique positive à travers des initiatives concrètes de développement, en mettant l’accent sur l’agriculture, l’éducation, la santé et les infrastructures.
La chefferie Bari-Logo, à l’instar d’autres entités rurales du Haut-Uélé, souhaite ainsi s’inscrire dans une logique de résilience, d’autonomisation et de progrès, portée par ses leaders traditionnels et sa jeunesse engagée.
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