Le gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakimito Gambu, a décrété un moratoire dans la zone Agbarabo-Rhino-Kombokoro (ARK) pour préserver l’ordre public, prévenir les installations anarchiques et faciliter le recensement ainsi que la réinstallation des populations. Sur le terrain, le notable John Oriane, porte-parole de la chefferie Bari-Logo, exhorte les autorités et la population à agir dans le respect de la loi et des droits humains.
Un moratoire doit respecter les populations
Sur la place centrale de Bari-Logo, entouré de notables et de membres de sa communauté, John Oriane ne cache pas ses inquiétudes. « Le moratoire passé n’a pas toujours été appliqué selon les normes », déclare-t-il. « À Avokala et Kokiza, par exemple, les pompes construites par la société Kibali Gold Mine ne fonctionnent plus. Les populations n’ont même pas accès à l’eau potable. Il est donc crucial que ce nouveau moratoire tienne compte des besoins réels des habitants. »
Il insiste : « Les autorités doivent respecter la loi congolaise et protéger les droits humains tout au long de ce processus. La population, de son côté, doit coopérer et suivre les démarches officielles. »
Protection des biens et infrastructures
Le notable attire également l’attention sur la préservation des biens et patrimoines de la zone. « Les banques, le centre hospitalier Kibali, les églises et les constructions privées ont une valeur inestimable pour notre communauté. Il est impératif de ne pas déplacer ou endommager ces infrastructures », avertit-il. Selon Oriane, la sécurité des habitants et de leurs biens est un enjeu central pour éviter toute tension sociale.
Prudence face aux démarches bancaires
John Oriane met également en garde la population contre les actions précipitées. « Beaucoup risquent de s’aventurer auprès des banques, comme la Lambert, avant le jour J. Je conseille à chacun d’attendre et de suivre les instructions des autorités pour éviter tout problème. »
Un appel à la considération et au dialogue
Le porte-parole de la chefferie Bari-Logo conclut son message en appelant au dialogue et à la considération des populations par toutes les parties prenantes, y compris la société Kibali Gold Mine. « La population doit être considérée à sa juste valeur. Ce moratoire ne peut réussir que si chacun respecte ses droits et responsabilités. »
Junior kasamba/ Actuafrique 7.cd


