Faradje : le jeune leader Jérémie ATANGURU dénonce le refus des petites coupures du franc congolais

Le jeune leader progressiste Jérémie ATANGURU tire la sonnette d’alarme face au phénomène grandissant du refus des petites coupures du franc congolais dans le territoire de Faradje. S’exprimant lors d’un échange avec Actuafrique.cd, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « comportement injuste et contraire aux valeurs républicaines » observé tant chez certains opérateurs économiques que dans une partie de la population.

Selon lui, le rejet de billets de 100 FC, 200 FC est devenu monnaie courante dans les boutiques, marchés et points de vente du territoire, créant une situation anormale qui porte atteinte à l’unité nationale symbolisée par la monnaie. Une pratique aberrante, déplore Jérémie ATANGURU

Dans son adresse, Jérémie ATANGURU n’a pas caché son indignation :

« Je déplore et dénonce avec amertume cette mauvaise pratique concernant le refus des petites coupures de notre monnaie, surtout dans le territoire de Faradje. Comment expliquer que les commerçants refusent des billets de 50FC, 100 FC et 200 FC alors qu’ils sont toujours valables ? Tout le monde croit désormais que cela est normal, alors que c’est aberrant. Cette pratique doit être catégoriquement rejetée dans tout le territoire », a-t-il déclaré.

Il appelle l’administrateur du territore y compris les autorités locales à prendre des mesures urgentes pour remettre de l’ordre dans les transactions monétaires.

Un appel à la sensibilisation de grande envergure

Pour Jérémie ATANGURU, la solution passe avant tout par une sensibilisation massive de la population et des opérateurs économiques afin de restaurer la confiance autour des petites dénominations du franc congolais.

« Il faut une forte sensibilisation dans toutes les dimensions, pour la population comme pour les commerçants », a-t-il insisté.

Interpellation de la Société Civile et du Conseil Territorial de la Jeunesse

Le jeune leader a également interpellé les structures locales, notamment la Société Civile, les Forces vives et le Conseil Territorial de la Jeunesse (CTJ), les invitant à assumer pleinement leur rôle dans la sensibilisation communautaire.

Selon lui, l’inaction face à ce phénomène équivaut à « une perte de la valeur républicaine », car la monnaie nationale demeure l’un des symboles les plus importants de l’identité et de la cohésion du pays.

Il sied de noter que, le rejet des petites coupures demeure un problème récurrent dans plusieurs coins du pays, particulièrement dans les zones éloignées des centres urbains où les billets sont souvent usés et rarement remplacés. À Faradje, cette situation continue de pénaliser les habitants, entravant les échanges commerciaux et compliquant le quotidien.

Rédaction / Actuafrique.cd