Trois ans après avoir été ravagé par un vent violent qui avait arraché la toiture d’un bâtiment et causé la mort tragique d’une écolière de l’école primaire Ndala 2, l’Institut Magabi, école protestante située à Durba dans le territoire de Watsa (Haut-Uele), continue de faire face à d’énormes défis.
Dans une interview exclusive accordée à Actuafrique7.cd ce lundi, le préfet Isac Yungu est revenu sur cet épisode douloureux qui avait marqué toute la communauté éducative. Il a salué les efforts fournis par la dot Kibali, qui a permis la construction d’un nouveau bâtiment composé de trois salles de classe, un soulagement pour l’établissement.
Cependant, ce geste salutaire ne suffit pas à répondre aux besoins croissants d’une population scolaire en constante augmentation. « Les défis restent énormes. Nous manquons cruellement de pupitres, et certaines classes comptent jusqu’à 100 élèves, ce qui rend les conditions d’apprentissage très difficiles, surtout dans le contexte de la gratuité de l’enseignement », a-t-il déclaré avec gravité.
Le préfet a aussi évoqué les difficultés liées à l’insuffisance des infrastructures adaptées, à la surcharge du personnel enseignant et à l’encadrement limité des élèves. Malgré la volonté de l’équipe éducative et le soutien communautaire, les besoins restent urgents et nombreux.
C’est pourquoi Isac Yungu lance un appel vibrant à toutes les personnes de bonne volonté, ONG, autorités locales et partenaires éducatifs : « Notre école a besoin d’un coup de main. Soutenir l’éducation ici, c’est investir dans l’avenir de cette région vulnérable. »
L’Institut Magabi, symbole de résilience face aux catastrophes naturelles, veut continuer à jouer son rôle d’acteur de formation et d’espoir, mais il ne pourra le faire sans appui concret.
Junior Kasamba


