À Watsa, l’insécurité urbaine continue de susciter l’inquiétude des habitants, notamment à la tombée de la nuit. À l’occasion de la Journée internationale de la paix, Samuel Lembe, coordonnateur de la Synergie des jeunes actifs pour la paix et le développement, appelle les services de sécurité à renforcer la lutte contre le banditisme et les jeunes à se détourner du phénomène Kuluna.
Selon lui, la peur gagne certains quartiers dès les premières heures de la soirée. Des habitants vont jusqu’à installer des dispositifs artisanaux, notamment des bidons et des casseroles, pour être alertés en cas d’intrusion.
Samuel Lembe estime que cette situation constitue un frein au développement de Watsa.
«« Sans la paix, il n’y a ni développement, ni avancement, ni émergence. C’est la condition sine qua non de notre avenir. »»
Le responsable de la Synergie interpelle particulièrement la jeunesse, dont certains membres sont accusés d’être impliqués dans des actes de violence, de vol et de destruction.
«« C’est très triste et regrettable de voir des jeunes s’en prendre à leurs propres frères. Cela ne reflète en rien l’image et la vocation de la jeunesse. J’appelle tous les jeunes à se désolidariser des réseaux criminels, à quitter les écuries de Kuluna et à devenir des acteurs de paix. La famille, la communauté et le pays ont besoin de vous. »»
Il appelle enfin les forces de sécurité à agir pour restaurer la quiétude dans les quartiers et permettre aux habitants de vivre dans un environnement plus sûr.
Elias Magumba