L’état déplorable de la prison centrale du territoire de Faradje, dans la province du Haut-Uélé, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a été évoqué jeudi le 09 avril 2026 par le député national Crispin Atama Tabe, élu de territoire de Faradje,a appris Actuafrique7.cd via l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
« La prison centrale de Faradje, mon territoire et ma circonscription électorale, est dans un état de délabrement indescriptible. Pas de toiture, pas de portes ni fenêtres, et vous comprenez que les prisonniers passent des nuits à la belle étoile et subissent le coup du soleil et de la chaleur, sans compter les pluies. Grave encore, les installations hygiéniques n’y existent pas. A ceci s’ajoute le manque criant de vivres pour les détenus qui se souviennent difficilement du jour où ils ont eu droit à un bon repas », a indiqué Crispin Atama.
« Cet établissement pénitentiaire manque presque du nécessaire, et les quelques détenus qui s’y trouvent sont en réalité des hommes libres et surtout de bonne foi. De bonne foi parce que rien, et alors rien ne les empêche de s’évader avec beaucoup de facilité », a-t-il poursuivi.
L’élu de Faradje a également évoqué les mauvaises conditions dans lesquelles évoluent les magistrats du tribunal de paix et aussi la souffrance qu’endurent les réfugiés.
« Le tribunal de paix de Faradje est toujours locataire par manque de ses propres infrastructures, y compris les magistrats qui travaillent dans des conditions difficiles. D’où la nécessité de construire un bâtiment pour le tri paix et/ou réhabiliter de fond en comble les bureaux et résidences de l’Etat », a-t-il plaidé.
M. Atama a, par ailleurs, présenté un autre souci, qui est le désengagement de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans la prise en charge sanitaire de plus ou moins 24.979 réfugiés cantonnés à Meri, dans la chefferie de Kakwa, et à Belle, dans la chefferie de Logo-Lolia.
« Ceci risque d’aggraver la souffrance de ces derniers. Je demande que la Commission nationale pour les réfugiés, la CNR, soit dotée de moyens conséquents pour ce faire », a conclu le ministre honoraire de la Défense nationale.
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