Face à la recrudescence du banditisme à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu, la société civile locale hausse le ton. Lors d’une assemblée extraordinaire tenue ce jeudi 30 novembre, cette structure citoyenne a exigé le départ de certains membres du comité local de sécurité, qu’elle juge responsables de l’inaction face à l’insécurité persistante.
Pour faire pression, la société civile annonce une mobilisation populaire à partir du lundi 3 novembre prochain. Elle prévoit une suspension totale des activités socio-économiques dans la commune jusqu’à ce que les responsables visés quittent leurs fonctions.
Cette décision intervient après deux mois marqués par des actes de banditisme ayant causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels en vies humaines et des dégâts matériels considérables. Les forces vives d’Oicha dénoncent une situation devenue intenable pour les habitants, qui vivent dans la peur et l’incertitude.
Par cette action, la société civile entend interpeller les autorités compétentes sur l’urgence de réorganiser le dispositif sécuritaire local. Elle appelle à une refonte du comité de sécurité, avec des membres capables de répondre efficacement aux défis sécuritaires du territoire.
La mobilisation annoncée pourrait paralyser les activités dans cette zone stratégique du Nord-Kivu, si aucune réponse n’est apportée dans les délais. Les regards sont désormais tournés vers les autorités provinciales et nationales, attendues pour réagir face à cette crise sécuritaire qui menace la stabilité d’Oicha.
Trésor Malu et Jacques DALA
ActuAfrique7.cd