Haut-Uélé : le député national Crispin Atama plaide pour le renforcement de la sécurité à Faradje

Un élu national a plaidé mercredi, lors d’un entretien avec l’ACP, pour le renforcement des services de sécurité, de défense et de contrôle dans le territoire de Faradje au Haut-Uélé, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, face à l’insécurité causée par l’instabilité au Soudan du Sud.

« Le renforcement des effectifs des FARDC (Forces armées de la RDC), PNC (Police nationale congolaise), de l’ANR (Agence nationale de renseignement) et de la DGM (Direction générale de migration) est une nécessité pour le territoire de Faradje, qui est l’un des six (6) territoires qui composent la province du Haut-Uélé. Avec ses 30 groupements et 406 villages, ce territoire mérite l’attention des autorités politiques du pays concernant l’insécurité causée par l’instabilité au Sud-Soudan », a dit Crispin Atama, élu du territoire de Faradje.

Il a indiqué que cette situation d’insécurité bloque les échanges transfrontaliers et crée de temps en temps l’inquiétude dans la cité frontalière d’Aba, ainsi que dans les chefferies de Logo Bagela, Kakwa et Mondo-Missa.

M. Atama a également précisé que ce renforcement de la sécurité permettra de lutter contre l’exploitation minière artisanale mal organisée, source de tensions intercommunautaires et le manque d’encadrement de la jeunesse qui se livre volontiers à la consommation de drogues et au banditisme.

Le territoire de Faradje compte huit (8) chefferies, dont sept ont reçu les notifications de l’arrêté de reconnaissance en tant qu’entité territoriale, à l’exception de celui de Kakwa Ima.

« Depuis la dernière mise en place à la territoriale, seuls l’administrateur du territoire et son assistant chargé des questions administratives et politiques, ont répondu à leur lieu d’affectation. Malheureusement, non seulement les animateurs de cette entité déconcentrée ne sont pas mécanisés, et moins encore rémunérés trois ans après leur nomination, et ne reçoivent pas des frais de fonctionnement », a déploré cet élu national.

« Je demande au gouverneur de la province du Haut-Uélé d’accélérer les consultations afin de régler les cas d’irrégularités, et au gouvernement central de constater la démission d’office de l’administrateur du territoire assistant chargé de l’économie et finances, et de pourvoir à son remplacement et de mécaniser ces autorités territoriales nouvellement nommées et d’envisager des sanctions à l’encontre des chefs incompétents », a conclu l’élu de Faradje.

Le territoire de Faradje est limité au Nord par la République du Soudan du Sud, au sud par le territoire de Watsa, à l’est par le territoire d’Aru et à l’ouest par le territoire de Dungu. Il s’étend sur une superficie de 13.138 km2 et compte une population estimée à plus de 576.861 habitants.

Rédaction