Réunis en session extraordinaire ce dimanche à Isiro, les membres de l’ASBL Lisanga ya Bana Faradje (LIBAFAR) ont rendu publique une déclaration majeure portant sur la situation nationale et provinciale de la République Démocratique du Congo. Les participants, venus du territoire de Faradje, ont exprimé leurs positions sur plusieurs questions, notamment la paix à l’Est, la gouvernance et la cohésion nationale.
Dans leur communication, ils ont avant tout salué l’Accord de Washington sur la paix en RDC ainsi que sa signature par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Obtenu grâce à une médiation du président américain Donald Trump, cet accord est présenté comme une ouverture vers « une paix durable à l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs ».
LIBAFAR en a profité pour exhorter le Gouvernement central à accélérer l’identification, le cantonnement et le rapatriement des éleveurs nomades Mbororo, une problématique persistante dans plusieurs zones du pays.
L’organisation a également invité la population congolaise, et particulièrement celle du Haut-Uélé, à soutenir le Chef de l’État dans sa vision de placer le pays sur la voie des États forts et prospères. Les membres affirment renouveler leur engagement à accompagner la dynamique politique et institutionnelle actuelle, dans « une solidarité inconditionnelle » avec les autorités nationales et provinciales.
Sur le plan de la gouvernance, la structure se dit favorable à l’application intégrale des mesures du récent moratoire politique décrété par le Gouvernement. Elle appelle les institutions provinciales à privilégier le dialogue franc et sincère afin de garantir la stabilité du Haut-Uélé et d’assurer son développement intégral.
LIBAFAR n’a pas manqué de lancer un appel à ses élus, nommés et cadres œuvrant au sein des institutions, ainsi qu’à leurs partenaires politiques, sociaux et économiques. Tous sont exhortés à promouvoir le respect mutuel, le dialogue permanent et la préservation des acquis enregistrés grâce aux efforts conjoints des parties prenantes.
Cette déclaration, largement signée par les participants, s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et institutionnels persistants dans la région. En prenant position, les fils et filles de Faradje réaffirment leur volonté de contribuer activement à la consolidation de la paix, à l’unité nationale et au progrès du Haut-Uélé.
Par Xavier Tereka