Un groupe de militaires FARDC stationnés à Abinva, dans le territoire de Faradje, fait face à de graves accusations suite à une série d’exactions survenues dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 août. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces soldats auraient perpétré des actes de violence et de pillage, s’appuyant sur des jeunes du milieu pour intimider les habitants.
Parmi les victimes figure un taximan agressé alors qu’il se rendait en urgence acheter des médicaments pour un patient. Sa moto, ainsi qu’une somme de 370 000 francs congolais, lui auraient été confisquées par les militaires.
Suite à ce qu’ils qualifient de « forfait », des jeunes d’Abinva ont tenté de s’organiser pour exiger la restitution des biens volés et le remboursement intégral de la somme dérobée.
Le même groupe de militaires se serait ensuite rendu sur le site minier de Mokili ya Nguma, où ils auraient extorqué des téléphones portables, du sable d’or ainsi qu’une importante somme d’argent aux exploitants artisanaux.
La population locale réclame désormais la suppression de la barrière militaire installée dans la zone ainsi que la restitution des biens saisis.
L’administrateur du territoire de Faradje, Emmanuel Madrandele Mandabha, qui confirme l’information à Actuafrique7.cd, condamne avec la plus grande fermeté ces actes. Il appelle à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire soulignant la nécessité que la justice intervienne rapidement afin de restaurer la confiance entre les forces de sécurité et les citoyens.
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