Faradje : 22 rescapés de la LRA rapatriés par Invisible Children

 

La cité de Faradje a accueilli, ce samedi 6 septembre 2025 une délégation de l’ONG internationale Invisible Children, en provenance de l’Ouganda, avec à son bord 22 rescapés de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur). Ces personnes, anciennement hébergées au centre de transit de Gulu, regagnent progressivement leurs familles réparties entre les provinces du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.

Selon le responsable de la délégation, la mission de l’organisation « se limite au rapatriement des rescapés dans leurs familles ». Le reste du processus relève désormais d’autres acteurs.

À Faradje, l’administrateur assistant chargé des questions politiques et administratives, accompagné du comité local de sécurité, a personnellement accueilli une femme et son enfant, qui seront hébergés temporairement par l’ONG APRu en attendant une cérémonie officielle de réintégration. Les 20 autres rescapés ont poursuivi leur route vers Dungu et différentes localités du Bas-Uélé.

Le coordonnateur régional d’APRu, Jean Claude Malitano, a exprimé sa satisfaction devant la presse :
 » Nous sommes particulièrement heureux de voir ces 22 congolais regagner leur terre natale. Parmi eux, on peut compter des originaires de Faradje, Dungu, Banda et d’autres localités de Bas-Uélé. »

Il a rappelé que ce processus de libération, entamé en 2022, avait été déclenché après une correspondance de la LRA reçue à Zémio (RCA). Des négociations avaient ensuite impliqué les gouvernements de la RDC, de la Centrafrique, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, et abouti, le 15 juin dernier à Entebbe (Ouganda), à la signature d’un accord autorisant APRu à poursuivre les démarches de démobilisation.

« Aujourd’hui, les éléments de la LRA ne sont plus présents ni en Centrafrique ni en RDC. Ce fut un processus complexe, mais nous avons été soutenus par les quatre États signataires et par la MINUSCA, qui nous a apporté un appui logistique », a ajouté M. Malitano.

La prochaine étape, selon APRu, consistera à assurer la réinsertion socio-économique des femmes rescapées ainsi que la prise en charge médicale et scolaire de leurs enfants. Le coordonnateur a lancé un appel à la solidarité des communautés de Faradje, Dungu, Niangara, Ango, Bondo et d’autres localités du Haut et Bas-Uélé :
« Ces femmes et leurs enfants ont besoin d’être acceptés et soutenus.
La communauté doit jouer un rôle actif dans leur réintégration. »

Liandema Tasile Bienvenu.