Assemblée nationale: montée de l’insécurité à Ariwara, le Député Néné Kashinde Avodjoa hausse le ton

Dans le cadre des faits d’actualité à la plénière du lundi 27 avril 2026, le Député national Néné Kashinde Avodjoa, élu du territoire d’Aru en Ituri a déploré la montée inquiétante d’insécurité en évoquant notamment les attaques ciblées contre les opérateurs économiques. Une situation qui plonge la population dans la psychose et fragilise le tissu socio-économique. L’élu d’Aru plaide ainsi pour le renforcement des dispositifs sécuritaires.

« Depuis plusieurs mois, la chefferie de Zaki en général et le centre de négoce d’Ariwara en particulier font face à une dégradation alarmante de la situation sécuritaire. Cette situation se caractérise par une recrudescence inquiétante du vol à mains armées, des assassinats ciblés ainsi que des kidnappings notamment des enfants » affirme-t-il.

Avant d’ajouter, devant la plénière, quelques cas les plus récents

« …la nuit du 23 au 24 avril 2026, il y a vol à mains armées enregistrées chez plusieurs commerçants, Honorable Président, donc plusieurs personnes. La situation est devenue extrêmement grave. Il y a même un policier qui a été massacré. Nous nous posons la question: le service de sécurité local est là mais pourquoi on arrive pas à démanteler ce réseau là des criminels ? » s’interroge Néné Kashinde Avodjoa.

Avant de conclure par une recommandation au Bureau de l’assemblée nationale

« …nous avons besoin, Honorable Président, que votre Bureau puisse nous aider, qu’on trouve une solution par rapport à la situation de l’Ituri. Le Feu Général Mayele Bokungu d’heureuse mémoire disait ceci: quand le service de sécurité n’arrive pas à mettre fin à la criminalité, ce que les criminels se cachent dans les services de sécurité. Et nous nous posons la question, comment on peut arriver à tuer la population chaque jour? » déplore-t-il.

À savoir que le centre commercial d’Ariwara est situé à plus ou moins 300 kilomètres au Nord de la Ville de Bunia. Il est resté paralysé depuis le samedi 25 avril par un mouvement de grève des opérateurs économiques. Ces derniers protestent contre une vague de cambriolages violents et de meurtres qui secoue la région depuis quelques mois.

Rédaction.