Watsa : montée de la peur face au Mpox, la société civile alerte sur la situation sanitaire à Durba

La peur gagne progressivement la chefferie de Bari-Logo, en territoire de Watsa, en raison de la situation sanitaire préoccupante liée à la maladie de Mpox.

La société civile force vive du territoire de Watsa est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de non-respect des mesures barrières dans plusieurs structures sanitaires de Durba. Elle affirme avoir effectué un constat alarmant notamment au Centre Hospitalier Kibali (CHK) ainsi qu’à la Providence de Durba, où des patients seraient encore placés côte à côte, sans séparation entre les cas suspects et les autres malades.

Selon cette structure citoyenne, cette situation constitue un risque élevé de contamination et pourrait favoriser la propagation rapide de la maladie dans la communauté. Elle plaide ainsi pour la mise en place urgente de centres d’isolement adaptés aux cas de Mpox.

La société civile propose notamment aux autorités de pouvoir utiliser, à titre provisoire, certaines salles de l’espace kermesse de la paix de Durba, afin d’y isoler les malades confirmés ou suspects. Cette mesure viserait, selon elle, à protéger les vies humaines et limiter la propagation du virus en séparant clairement les patients atteints des autres malades.

Elle souligne également qu’en dépit de la présence de l’administration territoriale représentée par l’administrateur du territoire, il n’existerait toujours pas d’espace officiellement dédié à l’isolement des malades de Mpox dans la zone.

La société civile déplore en outre une implication insuffisante de certains partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), estimant que la riposte actuelle reste encore faible face à la menace.

Face à cette situation, elle recommande une intervention urgente de l’État congolais, estimant que les dispositifs actuels ne permettent pas de répondre efficacement à la crise sanitaire. Elle va jusqu’à affirmer que l’État semble, selon elle, faillir à sa mission de protection sanitaire de la population.

Par ailleurs, interrogée par Actuafrique7.cd au sujet d’un supposé décaissement de 60.000.000 FC par le gouvernement provincial du Haut-Uele pour la riposte sanitaire, la société civile force vive de Bari-Logo affirme ne pas disposer de preuves sur l’utilisation réelle de ces fonds. Elle indique n’avoir que des informations d’actualité sans pouvoir vérifier leur impact concret sur le terrain.

Junior kasamba/Actuafrique 7.cd