Depuis le 18 février 2026, les fidèles musulmans de Durba, dans la province du Haut-Uélé, à l’instar de ceux de la République démocratique du Congo et du reste du monde, observent le mois sacré du Ramadan, neuvième mois du calendrier islamique.
Période de jeûne, de prière et de purification spirituelle, le Ramadan constitue un moment fort de la foi musulmane. Du lever au coucher du soleil, les croyants s’abstiennent de manger, de boire et de tout acte susceptible de compromettre la discipline spirituelle, dans le but de se rapprocher davantage de Dieu, de renforcer leur piété et de cultiver la maîtrise de soi.
Selon Sheikh Issa Biharufu, représentant régional islamique Watsa–Faradje, ce mois sacré est avant tout un temps de transformation intérieure. « Le musulman doit changer de comportement, s’éloigner du péché et multiplier les bonnes actions », explique-t-il. Il insiste sur la nécessité de privilégier la prière, la solidarité, le pardon et l’entraide envers les plus démunis.
L’imam rappelle également que plusieurs interdits accompagnent le jeûne quotidien, notamment la consommation de nourriture et de boissons durant la journée, ainsi que certains comportements considérés comme contraires à l’esprit de recueillement et de respect d’autrui.
Toutefois, des dispenses sont prévues par la tradition islamique. Les femmes en période menstruelle, les personnes malades, les voyageurs et d’autres cas spécifiques ne sont pas tenus d’observer le jeûne, conformément aux prescriptions religieuses.
À travers ce mois de dévotion, Sheikh Issa Biharufu lance un appel aux musulmans de la région à intensifier les prières, à renforcer leur foi et à se rapprocher de Dieu, afin que cette période soit porteuse de paix, de cohésion sociale et de renouveau spirituel pour toute la communauté
Elias Magumba


