La cité minière de *Durba*, dans le territoire de *Watsa*, a vécu une nuit particulièrement tendue du *mardi 24 au mercredi 25 juin 2025*. Des hommes armés d’armes blanches ont semé la panique dans plusieurs quartiers, notamment Le Brun, Male, Duembe et Kokiza.
Selon plusieurs témoins, ces individus ont opéré en toute liberté, brisant la quiétude nocturne et provoquant une vague de peur et d’indignation au sein de la population. Au quartier *Le Brun*, ils ont pris pour cible un shop, d’où ils ont emporté un ordinateur, des téléphones portables, une somme importante d’argent ainsi que d’autres biens de valeur. Un homme a été grièvement blessé à la tête et à la main.
Dans une interview exclusive accordée à *ActuAfrique7.cd*, *Joseph Mamuzi*, coordonnateur de la *société civile force vive de la chefferie Bari Logo*, s’est exprimé sur cette insécurité grandissante :
<< Nous ne parlons plus de balles, aujourd’hui c’est la machette qui domine. Les commerçants s’acquittent de leurs obligations fiscales mais n’ont aucune protection en retour.>>
Face à cette situation alarmante, il soutient l’appel à l’*incivisme fiscal* lancé par les organisations de la société civile du territoire de Watsa.
<<C’est une manière d’interpeller l’État à sa mission première : assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.>>
Cependant, il propose que ce mouvement ne soit pas anarchique. Il suggère que les fonds issus de cette « résistance fiscale » soient canalisés via des structures comme la *Fédération des entreprises du Congo (FEC)* ou la *FENAPEC*, afin de mettre en place des mécanismes communautaires :
<< Ces fonds peuvent aider à organiser les jeunes, leur apporter des soins de santé, répondre à leurs petits besoins et surtout, les impliquer dans la sécurisation de leurs quartiers.>>
Il a conclu en lançant un appel à la *vigilance* et à la *mobilisation des jeunes*, tout en signalant que des *démarches sont en cours* pour leur offrir un soutien structuré.
L’ampleur des dégâts de cette dernière incursion reste encore à évaluer. Ce qui est sûr, c’est que la population de Durba attend des *réponses urgentes* de la part des autorités, pendant qu’elle se prend en charge à travers des initiatives locales de défense communautaire.
Rédaction


