Alors que le débat sur la révision de la Constitution continue d’alimenter les discussions en République démocratique du Congo, le citoyen congolais et leader d’opinion en province du Haut uele Flory Sunguza estime qu’il est nécessaire d’adapter certaines dispositions constitutionnelles aux réalités actuelles du pays.
Selon lui, aucune Constitution n’est parfaite ni définitive. Comme toute œuvre humaine, elle peut être modifiée lorsque certaines de ses dispositions ne répondent plus aux attentes de la population ou freinent le bon fonctionnement des institutions.
Dans son intervention, Flory Sunguza attire particulièrement l’attention sur l’article 198 de la Constitution, qui régit l’élection des gouverneurs de province par les députés provinciaux. À ses yeux, ce mécanisme présente plusieurs limites et favorise parfois des pratiques de corruption lors des scrutins.
« Aujourd’hui, nous sommes victimes de cet article 198 », affirme-t-il, estimant que ce système ne garantit pas toujours l’émergence de dirigeants réellement portés par la volonté populaire.
Il précise toutefois que sa prise de position n’est dirigée contre aucune personnalité politique en particulier. Son objectif, explique-t-il, est d’ouvrir une réflexion sur les réformes susceptibles d’améliorer la gouvernance provinciale et de renforcer la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Pour conclure,Flory sunguza appelle les Congolais à privilégier le dialogue et l’unité autour des réformes institutionnelles qu’il juge nécessaires pour construire des provinces plus fortes et assurer un meilleur avenir au pays.
Elias Magumba


