La Cour de cassation poursuit ce lundi 4 août 2025 l’examen du dossier opposant le ministère public à l’opposant Constant Mutamba, président de la Dynamique progressiste révolutionnaire (DYPRO). Cette quatrième audience s’annonce cruciale, avec la publication des listes de témoins appelés à comparaître de part et d’autre.
Témoins du ministère public
Le ministère public entend faire comparaître plusieurs hauts cadres de l’administration et responsables d’entreprises, notamment :
1. Le directeur général a.i. de la Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics (CMP)
2. Le secrétaire général du ministère de la Justice
3. La directrice en charge du service pénitentiaire au ministère de la Justice
4. Le secrétaire permanent de la cellule de gestion des marchés publics du même ministère
5. Le secrétaire général du ministère des Infrastructures et Travaux Publics (ITPR)
6. Le directeur général de la société Frivao
7. Le gestionnaire de l’immeuble où est logée la société Zion
Témoins sollicités par la défense de Mutamba
Du côté de la défense, les avocats de Constant Mutamba ont élargi la liste des témoins à des figures politiques de premier plan, affirmant vouloir démontrer un “complot d’État”. Parmi les personnes que la défense souhaite entendre :
1. Le chef de division provinciale de la justice à Kisangani
2. La Première ministre Judith Suminwa
3. L’ancienne ministre de la Justice, Rose Mutombo
4. Le secrétaire exécutif de la CENAREF
5. L’inspecteur général des finances Jules Alingete
6. Le ministre des ITPR
7. Le chef du département de génie civil de l’Université de Kinshasa
8. Le directeur du Guichet unique de création d’entreprise
9. L’actuel inspecteur de l’IGF
10. Le ministre des Sports
Une affaire à haute portée politique
Poursuivi pour détournement présumé et malversations dans la gestion de fonds publics, Constant Mutamba dénonce une “persécution politique” orchestrée, selon lui, pour freiner ses ambitions présidentielles. La présence de personnalités de haut niveau sur la liste de témoins pourrait donner une tournure spectaculaire à ce procès, que plusieurs observateurs qualifient déjà de “test pour l’indépendance de la justice congolaise”.
Elias Magumba


