Depuis la création du parc national de la Garamba en 1938 comme aire protégée dans la province du Haut-Uele au Nord-Est de la République Démocratique du Congo, les droits des populations riveraines impactées par la conservation de la nature sont loin d’être pris en compte. 87 ans après, le Complexe Garamba qui forme trois domaines de chasse ( Azande, Gangala na Bodio et Monde) et qui s’étend sur les territoires de Faradje et Dungu s’est vu sa population humaine plongée dans une misère sans précédent au profit de la conservation florique et faunique. Moins de projets à impacte visible pour booster le développement socio-économique d’une population interdite d’exercer certaines activités de substance. Quelques projets initiés sans rencontrer les préoccupations majeurs des populations et qui se soldent lamentablement à l’échec. Tel est le cas du projet de la culture de cacao, de la pisciculture, de la culture de Tsia, de l’apiculture et tant d’autres, sont des preuves les plus éloquents d’une gestion par tantônnement sans tenir compte des vrais besoins de la population, pourtant plusieurs millions de dollars sont bouffés chaque année.
Une gestion vouée à l’échec?
Un problème d’homme se poserait actuellement au parc national de la Garamba. Bien que les efforts remarquables soient enregistrés ces cinq ( 5) dernières années dans la lutte contre le braconnage et l’exécution de quelques projets communautaires notamment la construction de trois centrales solaires qui desservent les cités de Tadu, Faradje et Dungu en électricité, la construction de quelques écoles dans les domaines de chasse adjacents, ces réalisations ne font pas fruits d’une prouesse mais au contraire d’une gouttelette de pluie dans la mer, au regard de la demande repris dans le cahier de charges des communautés hôtes, estime la notabilité locale. Ce la témoignerait la légèreté dans la résolution de recommandations formulées par cette dernière et certains responsables du parc auraient démontré leurs limites sur certaines questions de la communauté.
Un déséquilibre dans l’execution des projets communautaires ?
Il est constaté un déséquilibre total lors de la mise en œuvre de certains projets. Certaines entités seraient plus privilégiées au détriment des autres sans une explication claire quant à ce. La chefferie de Mondo Missa est à la première ligne de mur, dénonce Prince Emmanuel Maude. Il se dit très déçu de la mauvaise volonté du parc de ne pas considérer le desiderata de la communauté riveraine, repris dans le cahier des charges lui soumis. Ce desiderata se présente de la manière suivante :
– Exécution de projets à impact visible pour booster le développement en construisant les infrastructures de bases: Écoles, Hôpitaux ou postes de santé, Centres de formations, Bâtiments administratifs, Musée de la chefferie, Marchés locaux, Aires de jeux, Etc.
– Ouverture des routes de désertes agricoles qui vont reliés les villages,
– Octroi des bourses d’étude ;
– Engagement et promotion des enfants de la chefferie de Mondo-Missa dans des postes direction dans le PNG 87 ans après sa création;
– Promotion entreprises locales dans le partenariat avec PNG;
– Reconnaissance de la délimitation exacte du Park, domaine de chasse et chéfferie;
– Autorisation de l’exploitation des certaines ressources naturelles de la chefferie et des grands projets agricoles(…).
Selon ce notable, les gestionnaires de Garamba sont restés aphones sur la demande de Mondo Missa. Et par contre, tenteraient de les imposer d’autres projets obsolètes. E. Maude s’insurge contre ce genre d’attitude qui frise les efforts collectifs dans la protection de ce grand écosystème qui fait la fierté de la République Démocratique du Congo. Il a, par ailleurs sollicité l’implication personnelle du gouverneur de province, par delà du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour rétablir les populations riveraines de cette aire protégée.
Pour une gestion orthodoxe du parc national de la Garamba, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) doit absolument s’impliquer pour une conservation durable avec la participation de la communauté locale avec une nécessité de réorganiser la communication, qui est du reste, n’aspire plus confiance.
Rédaction


