Un accord semble se dessiner entre le parc national de la Garamba et les communautés environnantes après une période de tensions et de divergences. Le mercredi 26 novembre 2025, les deux parties ont discuté des préoccupations majeures qui les opposent depuis plusieurs décennies et qui fragilisent les efforts de conservation de la biodiversité à Garamba. Cette rencontre a été facilitée par l’assemblée provinciale du Haut-Uele, suite à une interpellation du député provincial Patrick Andama Miteni, élu de la circonscription de Faradje.
Selon H. Andama Miteni, les deux parties se sont mises d’accord pour privilégier un dialogue permanent afin de trouver un terrain d’entente sur les questions relatives aux droits des populations riveraines dans les domaines de chasse de Gangala na Bodio, Mondo-Misa et Azande, qui sont directement affectées par les efforts de conservation dans le complexe Garamba. Il a précisé qu’un cadre de principe sera établi après une enquête menée par l’organe délibérant concernant le parc et les domaines de chasse adjacentes, afin de mieux comprendre les revendications des autochtones et de trouver une solution durable et pacifique.
Le député Andama Miteni a exprimé sa confiance dans cette démarche parlementaire, dont l’objectif principal est de rétablir la paix entre les deux parties tout en assurant la protection de la faune et de la flore du parc national de Garamba, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il en appelle la population de lui faire confiance et à l’apaisement.
Il convient de noter que la délégation des communautés riveraines était composée de Dungu et Faradje.
Pour rappel, le mois dernier, une forte tension avait été observée autour du parc national de la Garamba, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, les riverains revendiquant des droits qu’ils estimaient violés.
Xavier Tereka/Actuafrique7.cd
