À l’occasion de la Journée mondiale du tourisme le 28 septembre de chaque année, Richard M. Kalayi, responsable de la communication du Parc National de la Garamba (PNG), s’est confié à ActuAfrique7.cd pour souligner le rôle stratégique de ce complexe naturel dans la préservation de la biodiversité et la promotion d’un tourisme responsable en République démocratique du Congo.
> « Le Parc National de la Garamba est l’un des joyaux naturels de la RDC », affirme-t-il avec conviction.
Un patrimoine naturel d’exception
Classé parmi les aires protégées emblématiques du pays, le PNG nourrit l’ambition de devenir un pilier du tourisme national et international. Toutefois, son développement reste entravé par plusieurs défis : l’héritage sécuritaire laissé par la LRA, l’état dégradé des routes et l’irrégularité des liaisons aériennes freinent encore son essor.
Malgré ces obstacles, Garamba se distingue par sa richesse écologique. Labellisé Zone Clé pour la Biodiversité (KBA), le parc abrite une mosaïque d’écosystèmes, forêts denses, galeries, savanes boisées et herbeuses, zones humides, peuplés d’espèces emblématiques telles que les éléphants de forêt, de savane et hybrides, les girafes, les lions, les léopards, les hippopotames, les crocodiles, les chimpanzés et les buffles.
Sanctuaire pour des milliers d’oiseaux, Garamba est également reconnu comme Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (IBA), un label international qui souligne son importance pour l’avifaune africaine.
Une richesse culturelle méconnue
Au-delà de sa biodiversité, le parc valorise également l’héritage humain. Le site historique de Gangala na Bodio, ancien centre de domestication des éléphants, ainsi que les savoirs ancestraux des chefferies coutumières Wando, Logo Ogambi, Mondo Missa et Bari Logo, enrichissent l’expérience touristique d’une dimension culturelle rare.
> « Ces traditions vivantes sont un atout précieux. Elles permettent aux visiteurs de découvrir une autre facette de la conservation : celle qui unit l’homme et la nature », souligne Kalayi.
Sensibilisation et engagement communautaire
À l’occasion de cette journée mondiale, le PNG a intensifié ses actions de sensibilisation. Des visites éducatives gratuites sont régulièrement organisées pour les élèves, enseignants et associations locales, dans le but de faire émerger une nouvelle génération d’ambassadeurs de la nature.
> « Les touristes repartent transformés. Ils deviennent des porte-voix de la biodiversité après avoir vu de leurs propres yeux la richesse du parc », témoigne Kalayi.
Le PNG mise sur l’écotourisme communautaire pour bâtir un modèle durable. Des projets sont en cours, avec des ajustements réguliers pour répondre aux attentes des visiteurs. Le parc dispose déjà d’infrastructures d’accueil : hébergements, restaurants, véhicules de visite, encadrés par un personnel qualifié.
Des perspectives prometteuses
Si les retombées économiques restent encore modestes, les perspectives sont encourageantes. Kalayi assure que dès que le tourisme prendra son envol, des mécanismes de redevances communautaires seront mis en place pour garantir un partage équitable des bénéfices.
Pour renforcer son attractivité, le PNG prévoit des campagnes marketing, des expositions urbaines, des conférences et des partenariats avec des agences de voyages.
> « Grâce au partenariat public-privé entre l’ICCN et African Parks, le Parc National de la Garamba est prêt à accueillir le monde. Il ne manque plus qu’un engagement collectif pour faire rayonner ce trésor naturel », conclut Kalayi.
Toute personne désireuse de passer des moments inoubliables au Parc National de la Garamba, peut contacter le service touristique du PNG, par téléphone et watsapp au +243 836 171 501, et par mail au garamba.lodge@africanparks.org
Par Jacques DALA
ActuAfrique7.cd
