ARU : Les activités scolaires et culturelles paralysées à Rumu après l’inondation de la rivière Kibi

Depuis plus d’une semaine, la vie est à l’arrêt dans le groupement Rumu, particulièrement dans la localité de Lunguma, à cheval avec Kaza, en chefferie des Kakwa, territoire d’Aru (province de l’Ituri). La montée brutale des eaux de la rivière Kibi a provoqué une inondation qui a emporté le pont de fortune reliant plusieurs villages, paralysant totalement les activités scolaires, culturelles et économiques.

Selon les témoignages recueillis dans la zone, plus de 150 élèves du primaire et du secondaire sont actuellement bloqués et ne peuvent plus se rendre à l’école. Plus de 10 enseignants, issus notamment de l’École primaire Kaza, l’École secondaire Kaza et quelques-uns de l’École secondaire Rodo, sont également dans l’incapacité d’assurer les cours.

Les enfants ne fréquentent plus l’école depuis deux semaines, isolés par la destruction du passage principal. Les habitants, surpris par la violence des eaux, peinent à se déplacer pour leurs activités quotidiennes, tandis que plusieurs familles tentent encore de sauver ce qui reste de leurs biens.

Face à cette situation dramatique, l’honorable Ayile Way Joseph, député provincial élu de la circonscription électorale d’Aru, a exprimé sa profonde compassion envers la population victime de cette catastrophe naturelle.

Très préoccupé par la paralysie totale de la zone, l’honorable Ayile Way Joseph appelle à une intervention rapide des autorités provinciales et des services techniques.

« Je recommande aux autorités provinciales d’intervenir rapidement pour apporter une assistance à cette population laborieuse, capable d’apporter sa contribution à la reconstruction d’un nouveau pont de fortune. Les activités quotidiennes, et surtout l’école, sont totalement bloquées. Il y a urgence. »

Sur place, les leaders communautaires insistent sur l’importance vitale de ce pont pour la mobilité des habitants, le commerce local et l’accès aux services sociaux de base. Sans ce passage, certaines familles doivent parcourir de longues distances à travers la brousse pour contourner la rivière, un trajet considéré dangereux en saison des pluies.

La population de Rumu attend désormais des actions concrètes pour rétablir la circulation et permettre aux élèves de reprendre le chemin de l’école. En attendant, les responsables locaux continuent d’alerter les autorités sur l’ampleur des dégâts et les risques humanitaires que pourrait entraîner une intervention tardive.

Lomo Arike Actuafrique7.cd