*Haut-Uélé : trois ans après les pluies meurtrières, l’Institut Magabi toujours en difficulté*
À Durba, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uélé, l’Institut Magabi, situé au village Ndala dans la sous-division de Watsa 1, continue de faire face à de sérieuses difficultés, trois ans après les catastrophes naturelles survenues en 2023.
Ces pluies diluviennes avaient causé la mort d’un écolier et d’importants dégâts matériels dans plusieurs établissements scolaires conventionnés protestants, notamment l’école maternelle Ndala, l’école primaire Ndala 2, l’école primaire Duembe ainsi que l’Institut Magabi.
Depuis ces événements, ces écoles évoluent dans une grande précarité. À l’Institut Magabi, le manque d’infrastructures adéquates, l’absence de pupitres et l’insuffisance de manuels scolaires compliquent fortement le bon déroulement des activités pédagogiques.
L’établissement fonctionne actuellement dans un bâtiment loué, initialement destiné à une école primaire, une situation qui limite considérablement ses capacités d’accueil et affecte la qualité de l’enseignement.
Il convient de noter qu’un bâtiment de trois locaux, réhabilité par le département social de la société Kibali Gold Mine (Dot Kibali), existe dans cet établissement. Cependant, aucun pupitre n’y a été installé jusqu’à ce jour, rendant son utilisation pédagogique difficile et insuffisante pour répondre aux besoins réels des élèves.
Dans une interview accordée à Actuafrique7.cd ce mardi 21 avril 2026, le préfet des études intérimaire, Samuel Andalawu, s’exprimant au nom du préfet titulaire Isaac, a lancé un appel pressant aux autorités politico-administratives ainsi qu’aux partenaires du secteur éducatif. Il dénonce l’absence d’une assistance concrète, malgré les nombreuses visites d’inspection déjà effectuées dans ces établissements.
Trois ans après la tragédie du 21 avril 2023, la communauté éducative de Ndala attend toujours des actions concrètes pour la réhabilitation complète des infrastructures scolaires et l’amélioration des conditions d’apprentissage. Sans intervention rapide, l’avenir de nombreux élèves demeure incertain.
Junior Kasamba


