Le territoire de Faradje exprime son profond mécontentement après avoir été exclu d’une importante rencontre organisée par la Direction Générale des Recettes (DGR) du Haut-Uélé. L’événement, tenu le mercredi 24 septembre 2025 à Watsa, portait sur le contrôle, le recouvrement et la vulgarisation de la nouvelle nomenclature fiscale en vigueur dans la province.
Malgré l’impact direct de cette réforme sur l’ensemble des territoires, Faradje n’a pas été convié à cette réunion stratégique, sans qu’aucune justification officielle ne soit fournie. Cette absence est jugée incompréhensible par les acteurs économiques locaux, d’autant plus que le territoire est considéré comme le deuxième poumon économique du Haut-Uélé, avec un potentiel de devenir le premier, selon Talaguma Tandromba Roger, président de la Fédération des Entreprises du Congo.
La nouvelle nomenclature, censée renforcer la mobilisation des recettes provinciales, touche directement les chambres économiques de Faradje. Pourtant, aucune action de sensibilisation n’a été menée sur place, contrairement à Watsa, qui a bénéficié de plusieurs émissions explicatives et de la présence physique des agents de la DGRHU.
Bien sûr, une émission a été organisée en direct à la radio Rhinocéros FM de Faradje le samedi 27 septembre par le directeur général de la DGRHU, mais une autre, diffusée le dimanche 28 septembre sur la même radio, reprenait des contenus produits à Watsa, sans adaptation locale ni interaction directe avec les opérateurs économiques de Faradje, témoignant d’une sous-estimation du territoire.
Talaguma Tandromba Roger s’est exprimé à ce sujet ce dimanche 28 septembre sur ActuAfrique7.cd, appelant la DGRHU à rectifier cette situation en organisant une mission officielle à Faradje. Il exhorte également les autorités provinciales à accorder à Faradje la même considération qu’à Watsa, rappelant que les deux territoires constituent les districts clés du Haut-Uélé.
Il interpelle enfin les élus de Faradje à défendre vigoureusement les intérêts de leur territoire à tous les niveaux, pour garantir une équité dans la mise en œuvre des politiques fiscales et économiques provinciales.
La réunion du 24 septembre à Watsa, qui a rassemblé les collaborateurs de la DGRHU, est perçue comme un signal fort de déséquilibre territorial. Pour les acteurs économiques de Faradje, il est urgent que les autorités provinciales rétablissent la confiance et l’équité dans la gestion des recettes, en intégrant pleinement tous les territoires concernés.
Rédaction